Voyage au pays de la transparence des salaires

Money money

Mo money, mo problem. Si 77 % des Français estiment que la transparence des salaires est une bonne chose, aujourd’hui, le tabou est encore solide. Or, avec l’opacité des salaires viennent souvent les inégalités. En effet, impossible de résoudre un problème dont on ne connaît pas les composants. Voyage au pays de la transparence des salaires.

Dans la team OUI à la transparence des salaires, on avance 1/ qu’elle motive car elle permet de se projeter à l’échelle supérieure, 2/ qu’elle évite les rumeurs, les pertes de temps des discussions de couloir, 3/ qu'en limitant la marge de négo, elle aide l’entreprise à maîtriser ses budgets. Dans la team NON, on estime que la transparence peut générer des tensions et qu’elle peut geler les niveaux de rémunération, qui sont plus durs à changer une fois publiés.

En France, c'est encore peu courant, mais quelques start-up se sont lancées dans le grand jeu de la transparence comme Shine, la néo-banque, ou Alan, l’assurance santé. En Norvège, depuis 2014, les salaires sont publics sur simple demande aux impôts si la personne concernée donne son accord. Depuis 2017, les salariés des entreprises allemandes de +200 personnes ont le droit de connaître les critères de définition des salaires. En France, les entreprises de +1 000 salariés doivent publier l’écart de salaire entre le + gros et le + petit émolument (mot compte triple).

Publié dans la Quotidienne du
21/3/22