Ukraine : guerre culturelle

Culture

Guerre culturelle. La guerre en Ukraine a des répercussions dans la culture mondiale, et ça donne :

Des artistes qui Résiste(nt)® : par exemple, la coréalisatrice de Woman, Anastasia Mikova (avec Yann-Arthus Bertrand) relaie infos et appels à la paix. La pianiste ukrainienne virtuose Anna Fedorova et la violoncelliste russe Maya Fridman donnent un Concert pour la paix. Le plasticien Pavlo Makov, qui devait représenter l’Ukraine à la biennale de Venise en avril, refuse de quitter sa maison et organise la vente de ses œuvres pour financer l’effort de résistance. Même notre Gérard Depardieu national (bon, il a 3 nationalités dont 2 de dictatures) a appelé son pote Vladimir à arrêter cette guerre fratricide. Et puis on ne peut résister à l’envie de te partager ce mème sur l’entraîneur ultra déter de l’équipe ukrainienne d’échecs.

Des institutions qui s'engagent :
  - le Garage Museum, un peu le centre Pompidou de Moscou, ferme ses portes jusqu’à la paix. L’Académie des Arts d’Estonie invite les Ukrainiens à venir étudier gratuitement.
  - côté musique, la Russie est bannie de l’Eurovision, et le chef d'orchestre superstar Valery Gergiev ou la soprano Anna Netrebko, proches de Poutine, sont persona non grata dans les salles de concert du monde entier… D'autres artistes ont simplement décidé eux-mêmes de suspendre toutes leurs représentations en Russie. Mais Netrebko condamne : "Je suis une artiste et mon but est d'unir au-delà des clivages politiques."

Publié dans la Quotidienne du
4/3/22