Tips pour négocier son salaire en pleine pandémie

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BAD TIMING. Est-ce vraiment le bon moment avec la pandémie et tout ? C'est peut-être ce que tu te demande à l'heure d'envisager une augmentation de salaire. On a une nouvelle pour toi, ce n'est pas forcément game over, mais avant d'aller demander un salaire à 10 chiffres, voici quelques tips.

- Pose-toi la question : est ce que ma boîte souffre de la pandémie ? Si tu es sûre que oui, c'est peut-être pas le moment, si tu n'es pas sûre, parles-en de manière informelle à ton manager, si tu sais que c'est la remontada, c'est le moment de prendre rdv formellement avec ton boss.
- Fixe le bon timing : bloque un créneau dans l'agenda en prévenant que tu veux faire un point sur tes performances et ta place dans la boîte.
- Prépare-toi : fais la liste de tes accomplissements des derniers mois, petits et grands et liste ce que tu voudrais faire dans les mois à venir. Tu peux envoyer la liste à ton manager en amont. Ensuite, renseigne-toi sur ce que tu pourrais demander, teste-le sur des amis, mentors etc.
- Le jour J : facile à dire, difficile à faire, mais arrive détendue, calme et confiante, il faut bien montrer que ton but c'est de grandir avec la boîte et de lui permettre d'aller plus loin grâce à ton travail, montre ce que tu peux apporter.
- Fin du rdv, remercie. Si la rép est oui, banco, on prend rdv dans 6 mois pour faire un point sur tes performances. Si c'est non, essaie de comprendre si c'est "no puedo" ou "no quiero" et demande spécifiquement ce que tu pourrais faire pour atteindre cette raise. Dans tous les cas, dégaine tes autres cartes à ce moment-là : plus de télétravail ? Des horaires plus flexibles ? D'autres avantages en nature qui peuvent te rendre la vie plus douce ? Dans tous les cas, tu fixes un rdv dans 6 mois pour refaire le point.
- Si c'est non et que c'est crucial pour toi, cherche ailleurs.

Les trucs à ne pas faire : s'énerver, jouer la carte affective ou personnelle, se comparer, poser un ultimatum. Le but c'est de négocier dans la confiance, la joie et la bonne humeur.

Dis-toi que c'est toujours mieux de demander et d'avoir un non que ne pas savoir du tout !

Publié dans la Quotidienne du
9/11/20