Please meet Rima

Culture

Haaave you met Rima Abdul Malak, la nouvelle ministre de la Culture ?

Celle qui affirme désormais qu’elle n’a qu’un parti, la culture, a grandi au Liban pendant la guerre civile (1975-1990) et y a développé son goût pour la lecture. Réfugiée à Lyon avec sa famille à 10 ans, elle entame sa carrière à l'ONG Clowns sans frontières, puis rejoint le public, où elle fait la majorité de sa carrière. D'abord aux côtés de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, elle met sur des rails le 104 et la Gaîté Lyrique, puis aux côtés du président Macron, et spécifiquement pendant l'épidémie de Covid, où elle défend les intermittents du spectacle. Cute fact : à l'Élysée, elle envoyait des poèmes tous les jours au Président et membres du cabinet.

Grande fan de spectacle vivant tous genres confondus, sa rentrée ministérielle commence après une tournée des festivals d'été qui donne le ton (et le tournis) : du très cultureux festival de théâtre d’Avignon au Hellfest, où elle a pu, un bref instant, se sentir l’âme hard rock, en passant par Solidays et d’Artagnan. On en retient qu'elle affiche des goûts éclectiques.

2 défis sur sa to-do. Élargir le Pass Culture - des crédits culture pour les 15-18 ans - qui peine à financer d'autres secteurs que le livre (le manga pour être exact). Renforcer la "souveraineté culturelle" nationale en incitant les plateformes multinationales comme Netflix, Disney+ ou encore Amazon Prime à réinvestir en France.

Publié dans la Quotidienne du
9/9/22