Maternité et perte de vitesse pro

Work work work

Allô maman, boulot-bobo. Alors que nos potes sont de plus en plus nombreux à pouponner, on a comme une intuition : les mères sacrifient plus leur vie pro que les pères. Pour ceux qui en doutent, les chiffres de la dernière étude de l’INSEE sont éclairants. Et comme quantifier un problème, c’est se donner les moyens de le régler, on te les partage pour avancer.

J’ai pas le time, bébé. Après une naissance, le temps de travail des mères diminue : 1/ le passage au temps partiel est 10 fois plus important pour elles que pour les pères. 2/ Le temps de taf hebdo est aussi rogné. Avant l’arrivée d’un enfant, les hommes effectuent en moyenne 5h supp par semaine, quand c’est un peu + de 3h pour les femmes. Après une naissance, l’écart se creuse : les pères bossent 0,7h supp en plus, quand elles travaillent 0,6h en moins.

Les pépettes ne sont pas à la fête. Le temps de travail diminuant après une naissance, le salaire mensuel suit la même courbe. Pour les mères, c’est - 200 € en moyenne vs pas de variation significative pour les pères.

Un stress qui se rééquilibre. Alors que 32 % des femmes vs 28 % des hommes disent vivre des situations de "tension au travail", ce niveau de tension se rééquilibre après la 1re naissance : les pères prennent +4 points, quand le niveau ne varie pas vraiment pour les mères.

Publié dans la Quotidienne du
11/7/22