Les 3 girl boss du CAC 40

Money money

C'est une bonne situation ça, directrice générale du CAC ? Parmi les dirigeants des 40 + grosses entreprises cotées en France, le CAC 40, il y aura bientôt 3 femmes : Catherine MacGregor, DG d’Engie depuis 2020, Christel Heydemann, qui vient d’arriver chez Orange, et Estelle Brachlianoff, qui deviendra DG de Veolia Suez le 1er juillet. Même si elles sont "seulement" DG et ont un président au-dessus d'elles, c’est une petite révolution, car avant 2016, il n’y avait aucune femme dirigeante dans le CAC.

Leurs profils se ressemblent. Ingénieures de formation, grosses bosseuses, elles ont entre 47 et 50 ans et ont pas mal roulé leur bosse : elles ont fait plusieurs boîtes dans leur carrière, et ont toutes les 3 travaillé à un moment à l’étranger.

On inspecte leurs pépettes :

Leurs rémunérations sont proches et similaires à celles des hommes aux mêmes postes. Catherine MacGregor gagne 1 M € de fixe. Mais avec son bonus annuel versé mi-2022, elle gagnera 2,1 M €. Chez Orange, la boss gagnera 950 k€/an de fixe, exactement comme son prédécesseur, et pourra doubler ce chiffre avec le bonus si elle atteint ses objectifs. Pour la boss de Veolia, si elle est payée comme son prédécesseur, ça devrait être du même ordre.

En plus du fixe et du variable, les 3 nouvelles patronnes pourront toucher une rémunération "de long terme", composée d’actions de l’entreprise. Cette partie, non garantie, peut augmenter très vite. C’est ce qui s’est passé en 2021 à cause du rebond de l’éco et de la Bourse. Au total (fixe + variable + long terme), les patrons français ont touché 5,4 millions €/an en moyenne. Ça te paraît sûrement beaucoup (nous aussi), mais c’est 2 fois moins qu’aux US, où les femmes sont plutôt à la traîne.

Publié dans la Quotidienne du
14/4/22