Le vrai/faux sur la pilule dans l'Océan

Planète

VRAI/FAUX : "on retrouve des résidus de pilule contraceptive dans l'océan". VRAI ! Et tout un tas d’autres médocs aussi. On t’explique.

Mister Cocktail. Une étude réalisée par le Conseil scientifique des Iles de Lérins a révélé la présence d’antibiotiques, d’antiépileptiques et d’anti-inflammatoires dans de nombreux poissons et crustacés en mer Méditerranée. D’autres chercheurs ont même mis en lumière une féminisation de certains poissons en mer. En cause ? Des perturbateurs endocriniens issus des résidus de pilules contraceptives, mais aussi de microplastiques et de pesticides.

En fait, les stations d’épuration ne sont pas en mesure de traiter totalement les résidus de nos médicaments. Il en reste donc une infime quantité qui se retrouve dans les rivières et les océans, mais aussi dans l’eau du robinet. Ces résidus proviennent de deux sources : nos urines et les plaquettes de médicaments elles-mêmes lorsqu’elles ne sont pas bien recyclées.

Pour y remédier, pas le choix : il faut moderniser nos systèmes d’assainissement des eaux usées. Des initiatives se multiplient dans ce sens à travers le monde. Montréal a ainsi lancé un vaste projet de désinfection de ses eaux usées à l’ozone, qui permettrait de réduire jusqu’à 85 % les résidus pharmaceutiques présents dans l’eau. L’UE veut mettre fin à cette contamination d’ici 2027 avec sa loi cadre sur l’eau.

À notre échelle, on peut agir aussi en apportant les médocs non utilisés à notre pharmacie préférée. Et puis on rappelle que la contraception peut aussi être masculine, à base de slips chauffants, ou côté féminin sans pilule, via par ex la "symtothermie", dont ta cousine écolo est déjà adepte.

Publié dans la Quotidienne du
12/4/22