Le phénomène de l'imposteur

Work work work

C'était un phénomène, elle était pas humaine. Ça, c'est ce que se disent tes collègues alors que tu viens de détonner en faisant une présentation. "Ouf, je l'ai échappé belle", c'est ce que tu penses, toi... Un petit syndrome de l'imposteur peut-être ?

Justement, Rose Clance et Suzanne Imes, les chercheuses qui l'ont théorisé parlent de "phénomène de l'imposteur" et non pas de "syndrome". Une bonne nouvelle donc : ce n'est pas une maladie et ça peut être passager.

Ce phénomène, donc, se manifeste par 3 piliers : 1/ tu as l'impression de ne pas être à la hauteur, 2/ tu attribues ta réussite à des facteurs externes (chance, hasard etc) et l'échec à toi-même ("je suis vraiment naze"), 3/ tu as peur qu'on te démasque.

Surprise, les femmes sont encore plus sujettes à ce syndrome, on est allées voir du côté de chez Chance s'ils avaient des astuces pour nous aider à run the world. Ils nous ont livré 2 exos : - "Que votre parole soit impeccable" : le 1er des 4 accords toltèques. L'idée c'est que pour ne pas avoir peur d'être jugé ou pour éviter de trop se juger soi-même, il faut commencer par se concentrer sur les forces (et non les faiblesses) des autres, notamment de ceux qui la ramènent le moins. Concrètement : vas sur LinkedIn et choisi une personne discrète de ton entourage, identifie 5 éléments positifs de son parcours. Comment cette activité influence ton évaluation de cette personne ? - Et si tu t'appliquais la même chose ? Pour ça, prends un petit cahier et fais cet exercice en 7 étapes.

60 à 70% des gens ont déjà eu affaire à ce phénomène... en en parlant tu découvriras peut-être que même ta boss, qui a l'air si sûre d'elle, est concernée. Fais-lui donc des câlins à distance.

Publié dans la Quotidienne du
26/10/20