Le dilemme de la pomme

Planète

Mi-figue mi-raisin. Devant l'étal de fruits et légumes, tu as peut-être déjà fait face à ce dilemme : prendre la pomme bio d’Espagne ou celle issue de l'agriculture conventionnelle (= sans label) de ta région ? La réponse selon 3 critères.

Le climat. Déjà, il faut savoir que près de 95 % des gaz à effet de serre (ceux qui réchauffent l'atmosphère) générés par ta pomme sont issus de sa production et 5 % seulement du transport. Le fait que ce soit local ou pas serait donc assez marginal pour les émissions. Quant au bio/pas bio : tu pourras lire que le bio a un bilan carbone plus lourd que l’agriculture conventionnelle car il offre moins de rendement. Mais en fait, selon la méthode de calcul utilisée, le bio émet autant voire moins que l'agri classique.

La santé. Le bio, c'est 0 produit chimique de synthèse ou OGM. Du point de vue santé et environnement, c'est lui le grand gagnant : il vaut mieux privilégier la pomme bio d’un peu plus loin sans hésiter.

La région. Effectivement, acheter local, c’est soutenir les filières de production près de chez toi. Il faut 3 ans environ pour convertir une exploitation en bio. Les producteurs de ta région peuvent avoir besoin du soutien des consommateurs pour assurer cette transition coûteuse.

Pour ne plus se prendre le chou. À la question "Vaut-il mieux manger bio d’ailleurs ou local conventionnel ?", on te fait une réponse à la normande : du bio local ! Consommer bio est meilleur pour la biodiversité et pour la santé. Acheter local est essentiel pour l’économie de ta région, surtout si tu privilégies le circuit court en te fournissant direct chez le producteur. D’autant que tout n’est pas blanc ou noir, il y a aussi des productions locales dites raisonnées.

Publié dans la Quotidienne du
8/3/22