Le coût de la virilité : extrait de la Friteletter d'août 2021.

In da city

Tu seras viril mon kid.

« Tu brilleras par ta force physique. Ton allure dominante, ta posture de caïd ». Les paroles d’Eddy de Pretto racontent ce que nos sociétés mettent derrière le mot "virilité". Et cette représentation fait des dégâts. Des dommages pour les hommes, pour les femmes, et pour la société toute entière, analysés par l’historienne Lucile Peytavin dans son livre, Le Coût de la Virilité. Lucile, on l'a rencontrée pour toi Voxe Club, si tu l'as pas encore lue, on te donne un aperçu de la Friteletter d'août 2021. On a décrypté avec elle l'impact de cette injonction de virilité.

Le constat : dans nos sociétés, les hommes sont plus violents que les femmes. 96% des auteurs d’inceste sont des hommes, et c'est aussi le cas de 96,3% des personnes incarcérées. Ils ont 3 x plus de chance de mourir avant 65 ans et de façon violente, par ex, ils représentent 75% des morts sur la route. Au final, l’addition de ces comportements coûterait plus de 95 milliards d’€ à la France par an. Soit 1,5 fois notre déficit public - ce que l'État perd chaque année.  

Mais il faut déminer quelques clichés. Non, les hommes ne sont pas violents par nature, ni les femmes, douces. Ce sont les codes sociaux qui poussent les hommes à adopter des comportements violents et destructeurs et des attitudes asociales, qui blessent la société. Ce sont nos éducations, nos représentations sociales : ce super héros qui tue à tout-va pour sauver le monde, notre façon de féliciter le petit cousin pour avoir défendu sa sœur dans la cour de récré. C’est tout ce cocktail qui pousse à la violence en la validant socialement.

La bonne nouvelle, c’est que rien n’est gravé dans le marbre et que la solution est entre nos mains. Pour découvrir ce que propose Lucile Peytavin, replonge-toi dans la Friteletter.

Publié dans la Quotidienne du
8/9/21