Le circuit-court, c'est vraiment le St Graal écolo ?

Planète

"Bien sûr, tout le dîner vient du circuit-court". Si la personne en charge des opérations culinaires pour ton Noël est un peu écolo, il est possible que ces mots sortent de sa bouche. Comme on aime fouiner, on est allées voir si le circuit-court, c'était le St Graal en termes d'écologie.

« Circuit-court », ça commence bien : le nom est trompeur. Ça ne veut pas dire que la distance de transport est réduite mais qu’il y a une vente directe entre le producteur et le consommateur ou qu’il n’y a qu’un seul intermédiaire entre les 2. Et, sauf transport en avion, le bilan n’est pas forcément meilleur en circuit court qu’en circuit long, car, dans le 1er cas, on transporte souvent moins de marchandises à la fois et il y a pas mal de trajets faits à vide. Le transport ne représente de toute façon que 10% de l’empreinte environnementale de l’alimentation, en général.

Mais, car il y a un « mais » : ta dinde produite en circuit-court a quand même des avantages non négligeables : car c’est un mode de production qui permet de valoriser et de conserver certaines races animales ou des variétés de végétaux qui auraient disparu avec la seule grande distribution. Donc, on peut dire que tu sauves quand même quelques espèces surtout si tu te gaves de panais, de topinambours et de rutabagas. Mais si tu as envie de saveurs plus exotiques, c’est sûr que les litchis de La Réunion ou la mangue d’Inde qui viennent jusqu’en avion pour atterrir sur notre table de réveillon ont une forte empreinte carbone. Mais bon, si ça reste rare, on se dit que c’est ok surtout que c’est Noël.

Pour aller plus loin, on te renvoie vers le bon podcast de Y’a le feu au Lac sur le sujet.

Publié dans la Quotidienne du
15/12/20