Fran Lebowitz, (not) présidente des US

Culture

Joue-la comme Fran. Oui, Fran Lebowitz. Elle aimerait qu'on la présente comme "la présidente des US, mais ce serait faux." Ce qui est vrai en revanche, c'est que c'est une légende. On t'explique.

Pour le contexte : "Certains me haïssent, d'autres m'adorent, mais je ne les connais pas et je m’en fiche totalement. Mon sentiment profond est que si on n'est pas d'accord avec moi, c'est qu'on a tort !" Te voilà prévenue.

Méchamment drôle ou gentiment piquante, la New-Yorkaise Fran Lebowitz, c’est la vieille tante border (oui, elle a 72 printemps) avec qui on aimerait bien dîner. Celui qui a cette chance, c’est Martin Scorcese, son pote qui lui a même consacré une série docu : Fran Lebowitz : Pretend It’s a City, dispo sur Netflix pour nous permettre de mieux la cerner et même de la kiffer, elle, son humour sarcastique et sa vision désabusée de la société dans laquelle elle déteste tout, à la fois les chiens, les compagnies aériennes, les bars à jus détox, les psys, le yoga, la campagne, les enfants, et plus globalement, les gens.

Fran Lebowitz, c’est d’abord un style - qui n’a pas changé en 50 ans : veste noire, chemise blanche, boutons de manchette, jean et bottes de cow-boy - et un physique, sorte de fusion entre Anémone et Andy Warhol.

Mais Fran, c’est surtout des mots : elle est présentée comme écrivaine, mais se définit plutôt comme une "observatrice" fière de faire partie des rares humains qui marchent encore dans la rue la tête levée, à l’heure où tout le monde a le nez collé sur son portable. Ses écrits viennent d’être publiés, pour la 1re fois en français, dans un livre regroupant ses meilleures répliques : Pensez avant de parler, lisez avant de penser. Merci Fran, on fait comme ça !

Publié dans la Quotidienne du
29/4/22