Faut-il rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ?

Présidentielles

On pèse le pour et le contre avec nos copains du Drenche.

- En 2018, après son élection, E. Macron supprime l’ISF, qui concernait les personnes ayant un capital - biens immobiliers, épargne, placements... - supérieur à 1,3 million €.
- Il le remplace par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) : un impôt sur le patrimoine immobilier supérieur à 1,3 million €.
- Très populaire - 77 % de la population souhaite le rétablissement de l'ISF en 2019 -, cette question de la taxation des plus favorisés revient à chaque élection. Cette année, les candidats proposent des modalités différentes.

Pour le rétablissement

- Le remplacement de l’ISF par l'IFI a renforcé les inégalités en faveur des plus riches, car ils ont un patrimoine composé en majorité d’actions.

- Cela n’a pas encouragé l’investissement ou la création d’emplois, comme l'avait promis E. Macron.

- Il faudrait un nouvel ISF qui imposerait tous les actifs (mobiliers, immobiliers, financiers) et qui financerait les urgences écologiques et sociales.

Sont pour : tous les candidats sauf E. Zemmour, E. Macron et V. Pécresse.

Contre le rétablissement

- En France, les impôts sont parmi les plus élevés au monde alors que moins de la moitié des ménages paient l’impôt sur le revenu.

- L’ISF incite les plus riches à s’exiler et profite à nos voisins : en 35 ans, 30 000 à 40 000 ménages sont partis, soit plusieurs centaines de milliards d’euros qui auraient pu être investis en France.

- L'IFI devrait être réformé : il doit être européen et appliqué qu’au-delà de 3 millions € de patrimoine immobilier pour réellement refléter ce qu'est la fortune.

Sont contre : E. Zemmour, E. Macron et V. Pécresse.

Publié dans la Quotidienne du
7/4/22