Détecteur à greenwashing

Planète

Verdir sa pub pour vendre plus. C’est à peu près la définition qu’on pourrait donner au greenwashing. « Laver en vert », en anglais dans le texte, le greenwashing est un procédé marketing qui exagère les propriétés environnementales d’un produit ou d’un service par rapport à la réalité. Mais si! Tu sais, ces marques qui tentent de mettre un épi de blé vert sur le packaging de céréales faites à base d’huile de palme pour donner l’illusion fausse que le produit est engagé. Ce n'est pas un phénomène complètement nouveau, déjà en 2010, les marques se faisaient tacler pour des pubs considérées comme pseudos-écolos.

Autant, il y a des fois où la manipulation verte est évidente, mais dans d'autres cas, c'est beaucoup plus tricky. Est-ce que cette lessive solide est vraiment + écologique et ces fringues vraiment + éco-responsables ? Pour réussir à y voir plus clair, mets dans tes favoris ce guide simple du média suisse Le Temps, dont on a tiré 3 questions importantes à se poser avant de dégainer son porte-monnaie :
1: Est-ce que la com’ écolo concerne le cœur de l’activité de la marque (ex: un menuisier qui replanterait des arbres pour compenser le bois utilisé pour faire ses meubles) ou bien un à-côté tiré par les cheveux (ce même menuisier qui fait des pubs Facebook pour dire que tous ses employés viennent travailler à vélo) ?
2. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis ? On préfèrera toujours « -30% d’émission de CO2 » que « une voiture durable, responsable et engagée ».
3. Pour les grosses boîtes, la personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise ? Les décisions environnementales pourront alors peser plus qu’une demi cacahouète dans la stratégie de la boîte.

Et pour les pros qui veulent éviter de faire du greenwhashing par mégarde en communiquant, il y a ce guide musclé made-in-l’ADEME.

Publié dans la Quotidienne du
6/4/21