C'est quoi la low tech ?

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Mon four, il est low tech. Toi, on sait pas, mais pour nous, la "low tech" c'est un concept un peu flou. D'ailleurs, la définition n’est pas clairement établie. Mais grosso modo, ça regroupe des technologies utiles, accessibles et durables. Les outils low tech sont donc basés sur des techniques plutôt simples, souvent locales, faites pour durer et pour avoir le plus faible impact possible sur l’environnement.

Le concept apparaît en 1970 dans un essai de l’économiste Ernest Schumacher, un précurseur de l’écologie. Depuis, l’idée a fait son chemin. Face à l’urgence climatique, les low tech veulent prendre le contre-pied des hautes technologies qui répondent le plus souvent à des besoins secondaires via des objets complexes, difficiles à recycler, et consommateurs de métaux rares (hello smartphone et téléviseurs 4K).

Quelques exemples : avec ces technos, on tente surtout de répondre à des besoins primaires, comme l’accès à l’eau, la nourriture ou l’énergie. Et ce, de manière raisonnée. Four solaire, filtre à eau en céramique, toilettes sèches, lessive à la cendre, pasteurisation maison, ordi portable… Les innovations doivent être facilement partageables et réplicables. Si tu veux te lancer, t'as plein de tutos ici.

Pourquoi c’est si important ? Les low tech invitent à repenser nos usages de manière plus sobre : plus responsable, sans épuisement de la ressource. Elles s’inscrivent dans un courant de pensée qui prône la réparabilité des objets, le respect de la nature, le fait maison et le local.

Publié dans la Quotidienne du
5/10/21