Buy now, pay later, comment ça marche ?

Money money

Buy now, pay later. C’est la promesse de l’appli suédoise Klarna, qui a débarqué en France en juin. Elle permet une gratification instantanée en autorisant ses utilisateurs à régler leurs emplettes en 3 fois sans frais. L’appli se présente comme une alternative au crédit. Les marques l’adorent car elle promet de booster la consommation de leurs clients par +68%. Elle est même considérée comme la deuxième startup de fintech au monde en termes de valorisation. Ses partenaires comme Asos, Adidas ou H&M lui versent un pourcentage à chaque transaction réalisée via la plateforme.

Trop beau pour être vrai ? Pour les sceptiques, ce système encouragerait les jeunes à dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas toujours. Ça serait un risque d’endettement pour une génération déjà précaire. Parce que oui, comme plein de fintechs, Klarna affiche un marketing rose bonbon qui vise les jeunes. Il y a également un intérêt économique pour l’entreprise lorsque ses utilisateurs n'arrivent pas à rembourser leur crédit : si Klarna gagne la plupart de ses pépettes via les marques partenaires, elles encaisse aussi des frais de retard. Ils représentent une part du chiffre d'affaires que l'entreprise a choisi de ne pas divulguer.

Psst. Dans cette vidéo (en anglais)- Mrs Dow Jones notre Money Queen nous fait un débrief sur le système Buy Now, Pay Later et pourquoi elle le déconseille dans la plupart des cas : dépenses impulsives et qu'on ne peut en réalité pas s'offrir. Sa reco : utilise ce système pour des dépenses qui t'apportent vraiment quelque chose de long terme.

Publié dans la Quotidienne du
2/9/21