1 exo pour arrêter de procrastiner

Work work work

Je commence un truc, puis je me retrouve à mater des vidéos de danse. Que celle qui n’a jamais été prise en flagrant délit de procrastination nous jette le premier gravillon. Avec le Boostcamp, on a compris que quand on procrastine, c’est qu’on est paralysées entre 2 forces contraires : l’une qui veut avancer, et l’autre qui a peur d’y aller.

Pour dépasser la paralysie, il faut comprendre cette peur :
- On prend un papier et on liste tout ce qui nous passe par la tête quand on pense à cette tâche, on se pose la question : de quoi est-ce qu’on a vraiment peur qu’il advienne une fois qu’elle sera réalisée ?
- On creuse encore, quel est le scénario complet qu’on craint et quels en sont les gros dangers ?
- Maintenant qu’on a décrit le mammouth, on le déshabille : on rationalise : quelle est la probabilité que ce danger survienne, comment le réduire, et s’il a lieu, qu’est-ce qu’on peut faire ? On sort de cet exo avec les vraies conséquences potentielles de notre action, et en général, ça débloque pas mal.

Imaginons qu'on procrastine sur un projet qu’on a pourtant proposé nous-même à notre équipe, car, au fond, on a peur de ne pas réussir et décevoir nos collègues. Le pire scénario c’est que le projet capote. Au pire, si ça se passe ainsi, alors on présentera à l’équipe notre analyse du plantage. Ok, ça fait moins peur car même l'échec nous paraît une bonne voie de sortie, pour les apprentissages qu’il apporte. On va plus loin. Que risque-t-on à ne rien faire ? Passer pour une personne qui a des idées mais ne les met pas en action. Et ça, ça nous paraît beaucoup beaucoup plus embêtant. Conclusion : on a plus à gagner en agissant qu'en ne faisant rien : on ferme Insta et on s'y colle.

Publié dans la Quotidienne du
17/5/21