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Le Royaume-Uni enchaîne les galères

International
Par
L'équipe Voxe
Le
8/10/21

Ce qu'il se passe.
Le Royaume-Uni n'est pas au max.

Rembobine Aylin, pourquoi donc ?
Pénurie de produits de base, manque d'essence, de main d'œuvre, ils enchaînent les galères. Entre le Brexit, et la pandémie de cocovirus, leur économie prend cher, et leur vie quotidienne avec. Pour le Premier ministre conservateur (droite) Boris Johnson, aka BoJo, ces tensions sont dues à la reprise économique +++ de son pays.

Atta, raconte-moi sur place déjà.
À la fin de l'été, il y a cette chaîne de restos, Nando's, qui a dû fermer 50 restaurants, faute de poulets à servir à ses clients. McDonald's a manqué de milkshakes, et les supermarchés offrent souvent quelques rayons un poil "aérés". Même histoire au sein de l'industrie porcine qui fonctionne à 25% de sa capacité, faute de bouchers disponibles.

Et l'essence aussi, non ?
Exactement. Depuis le 23 septembre, manquant de chauffeurs pour l’acheminer depuis les lieux de stockage, les stations-services sont à sec. Lundi 4 octobre, on estimait que 22% des stations à Londres et dans le sud-est de l'Angleterre étaient vides. Le même jour, l'armée a été appelée à la rescousse pour remplacer les chauffeurs et réalimenter les pompes.

Oké, mais comment on explique les pénuries ?
Pandémie + Brexit. La pandémie a désorganisé la chaîne de production mondiale : on manque de puces électroniques, de matières premières, et les conteneurs sont en retard sur le planning de livraison. À cela t'ajoutes le fait que, pendant les confinements, des centaines de milliers d’Européens qui vivaient au UK sont rentrés chez eux, et beaucoup ne sont pas revenus.

Et donc ?
Donc le UK manque de bras, comme les bouchers et les chauffeurs dont on te parlait. Le truc, c'est que post-Brexit, depuis le 1er janvier, les Européens ne peuvent plus travailler au UK sans visa. Or, ils ne sont attribués qu'à partir d'un salaire annuel de 25 600 livres sterling (29 900€). Bref, ça bloque.

Ah oui, je vois.
Mais tout le monde n'est pas d'ac sur le diagnostic. Pour BoJo, ces tensions sont dues à une économie qui repart ultra rapidement. Concrètement, il a accordé fin septembre un peu plus de 10 000 visas provisoires pour gérer l’urgence, mais rien que pour les chauffeurs routiers, la profession estime qu'elle a besoin de 100 000 personnes pour répondre à la demande.

Mais pourquoi il ne fait pas plus ?
Parce que "l'immigration incontrôlée" est une des vibes qui a porté le Brexit, et BoJo reste sur sa position.

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Ce qu'il se passe.
Le Royaume-Uni n'est pas au max.

Rembobine Aylin, pourquoi donc ?
Pénurie de produits de base, manque d'essence, de main d'œuvre, ils enchaînent les galères. Entre le Brexit, et la pandémie de cocovirus, leur économie prend cher, et leur vie quotidienne avec. Pour le Premier ministre conservateur (droite) Boris Johnson, aka BoJo, ces tensions sont dues à la reprise économique +++ de son pays.

Atta, raconte-moi sur place déjà.
À la fin de l'été, il y a cette chaîne de restos, Nando's, qui a dû fermer 50 restaurants, faute de poulets à servir à ses clients. McDonald's a manqué de milkshakes, et les supermarchés offrent souvent quelques rayons un poil "aérés". Même histoire au sein de l'industrie porcine qui fonctionne à 25% de sa capacité, faute de bouchers disponibles.

Et l'essence aussi, non ?
Exactement. Depuis le 23 septembre, manquant de chauffeurs pour l’acheminer depuis les lieux de stockage, les stations-services sont à sec. Lundi 4 octobre, on estimait que 22% des stations à Londres et dans le sud-est de l'Angleterre étaient vides. Le même jour, l'armée a été appelée à la rescousse pour remplacer les chauffeurs et réalimenter les pompes.

Oké, mais comment on explique les pénuries ?
Pandémie + Brexit. La pandémie a désorganisé la chaîne de production mondiale : on manque de puces électroniques, de matières premières, et les conteneurs sont en retard sur le planning de livraison. À cela t'ajoutes le fait que, pendant les confinements, des centaines de milliers d’Européens qui vivaient au UK sont rentrés chez eux, et beaucoup ne sont pas revenus.

Et donc ?
Donc le UK manque de bras, comme les bouchers et les chauffeurs dont on te parlait. Le truc, c'est que post-Brexit, depuis le 1er janvier, les Européens ne peuvent plus travailler au UK sans visa. Or, ils ne sont attribués qu'à partir d'un salaire annuel de 25 600 livres sterling (29 900€). Bref, ça bloque.

Ah oui, je vois.
Mais tout le monde n'est pas d'ac sur le diagnostic. Pour BoJo, ces tensions sont dues à une économie qui repart ultra rapidement. Concrètement, il a accordé fin septembre un peu plus de 10 000 visas provisoires pour gérer l’urgence, mais rien que pour les chauffeurs routiers, la profession estime qu'elle a besoin de 100 000 personnes pour répondre à la demande.

Mais pourquoi il ne fait pas plus ?
Parce que "l'immigration incontrôlée" est une des vibes qui a porté le Brexit, et BoJo reste sur sa position.

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