TIC ET TAXE

Economie
Par
L'équipe Voxe
Le
30/8/22

Ce qu'il se passe.
On pourrait taxer les superprofits des entreprises.

Rembobine Yasmine, c'est quoi le contexte ?
D’un côté, les prix du quotidien ont augmenté de 6 % en juillet sur un an. De l’autre, certaines entreprises françaises ont versé des dividendes exceptionnels au 2e trimestre. Résultat, une idée monte : redistribuer ces "superprofits" aux particuliers pour les aider à gérer la hausse des prix et à la société pour financer la transition écologique.

Ça représente quoi ces superprofits ?
Au 2e trimestre, les dividendes - pépettes versées aux actionnaires - que les entreprises françaises ont versé ont grimpé de + 32,7 %, plus que la moyenne mondiale à + 11 %. Parmi celles qui en ont versé le plus, on trouve notamment des banques - avec la hausse des taux d’intérêt -, des labos - avec le coco - et du luxe, dont la clientèle est épargnée par la hausse des prix.

Qui en pense quoi ?
Ça évolue. Si la majorité présidentielle et les républicains avaient voté contre un amendement centriste soutenu par la gauche cet été au Sénat, certains veulent dorénavant taxer les entreprises. La Première ministre a rouvert le débat il y a quelques jours en précisant toutefois qu’une baisse volontaire des prix par les entreprises lui semblait plus efficace qu’une taxe.

C'est tout ?
Au Modem (centre), on milite pour que les députés réfléchissent au sujet à l’automne. La NUPES - l’alliance des gauches - veut organiser un référendum d'initiative partagée, comprendre : faire voter les citoyens. Le patron des patrons, aka le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime que l’État est déjà le grand gagnant de cette histoire avec les hausses des recettes fiscales associées aux superprofits.

Ok, et ailleurs, comment ça se passe ?
Les copains brits ont alourdi la taxe des entreprises d’hydrocarbures de + 25 %. L’Italie a augmenté de 25 % l'impôt sur les bénéfices réalisés par rapport à la même période un an plus tôt. L’Espagne a aussi instauré un impôt extraordinaire pour les entreprises énergétiques et les grandes entités financières. La Belgique va bosser sur le sujet à l’automne. Pour le contexte, la France, en 2019, est le pays qui impose en moyenne le plus ses entreprises en Europe, avec 30,3 % vs 20,1 %.

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Ce qu'il se passe.
On pourrait taxer les superprofits des entreprises.

Rembobine Yasmine, c'est quoi le contexte ?
D’un côté, les prix du quotidien ont augmenté de 6 % en juillet sur un an. De l’autre, certaines entreprises françaises ont versé des dividendes exceptionnels au 2e trimestre. Résultat, une idée monte : redistribuer ces "superprofits" aux particuliers pour les aider à gérer la hausse des prix et à la société pour financer la transition écologique.

Ça représente quoi ces superprofits ?
Au 2e trimestre, les dividendes - pépettes versées aux actionnaires - que les entreprises françaises ont versé ont grimpé de + 32,7 %, plus que la moyenne mondiale à + 11 %. Parmi celles qui en ont versé le plus, on trouve notamment des banques - avec la hausse des taux d’intérêt -, des labos - avec le coco - et du luxe, dont la clientèle est épargnée par la hausse des prix.

Qui en pense quoi ?
Ça évolue. Si la majorité présidentielle et les républicains avaient voté contre un amendement centriste soutenu par la gauche cet été au Sénat, certains veulent dorénavant taxer les entreprises. La Première ministre a rouvert le débat il y a quelques jours en précisant toutefois qu’une baisse volontaire des prix par les entreprises lui semblait plus efficace qu’une taxe.

C'est tout ?
Au Modem (centre), on milite pour que les députés réfléchissent au sujet à l’automne. La NUPES - l’alliance des gauches - veut organiser un référendum d'initiative partagée, comprendre : faire voter les citoyens. Le patron des patrons, aka le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, estime que l’État est déjà le grand gagnant de cette histoire avec les hausses des recettes fiscales associées aux superprofits.

Ok, et ailleurs, comment ça se passe ?
Les copains brits ont alourdi la taxe des entreprises d’hydrocarbures de + 25 %. L’Italie a augmenté de 25 % l'impôt sur les bénéfices réalisés par rapport à la même période un an plus tôt. L’Espagne a aussi instauré un impôt extraordinaire pour les entreprises énergétiques et les grandes entités financières. La Belgique va bosser sur le sujet à l’automne. Pour le contexte, la France, en 2019, est le pays qui impose en moyenne le plus ses entreprises en Europe, avec 30,3 % vs 20,1 %.