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Economie
Par
L'équipe Voxe
Le
10/5/22

Ce qu'il se passe.
Livreurs et chauffeurs de VTC français élisent leurs syndicats.

Rembobine Joséphine, c'est une première ?
Affirmatif, c’est la 1re fois en France que ces travailleurs se syndiquent. Depuis hier et jusqu’au 16 mai, entre 120 000 et 180 000 chauffeurs de VTC et livreurs - qui bossent pour des boîtes comme Uber, Deliveroo ou encore Bolt - élisent leurs représentants parmi 16 organisations et syndicats. Pour te faire un portrait-robot : on parle a priori d’un homme jeune, non diplômé à 31 %, alors que 27 % ont un bac+2 ou plus. La majorité travaille au moins 6j/7, plus de 8h/jour. Côté rémunération, on est passé de 7 €/min en 2015 à l’arrivée de Deliveroo, à une fourchette de 2 à 4 €.

Je vois. Elles sortent d'où ces élections ?
Le modèle économique et social des plateformes est contesté en France et en Europe. On leur reproche de faire travailler comme des salariés - avec un lien de subordination - des personnes qui ont pourtant le statut d’indépendant, les privant ainsi de protection sociale - comprendre chômage, retraite, congés, mutuelle, etc. Résultat, la Commission, le gouv européen, a émis l’idée en décembre 2021 qu’ils deviennent salariés.

Mais ?
En France, l’idée ne serait pas du goût du gouv. Car si requalification il y a, les plateformes pourraient se séparer d’env 50 % de leurs effectifs en Europe. Le gouv choisit alors cette solution : superviser des élections syndicales pour faire dialoguer représentants du personnel et plateformes. L’idée, c’est de négocier les conditions de travail sans a priori remettre en question le statut d’indépendant des chauffeurs et des livreurs.

Et ça s'annonce comment ?
Les élections ? Compliquées. Certains syndicats contestent devant la justice l’organisation du scrutin et d’autres craignent une faible participation. Enfin, des assos de chauffeurs refusent d’y participer car pour elles, les plateformes n’auraient pas d’autres contraintes que "celle de siéger", et sans obligation de s'accorder avec les syndicats, elles craignent que ce soit inutile.

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Ce qu'il se passe.
Livreurs et chauffeurs de VTC français élisent leurs syndicats.

Rembobine Joséphine, c'est une première ?
Affirmatif, c’est la 1re fois en France que ces travailleurs se syndiquent. Depuis hier et jusqu’au 16 mai, entre 120 000 et 180 000 chauffeurs de VTC et livreurs - qui bossent pour des boîtes comme Uber, Deliveroo ou encore Bolt - élisent leurs représentants parmi 16 organisations et syndicats. Pour te faire un portrait-robot : on parle a priori d’un homme jeune, non diplômé à 31 %, alors que 27 % ont un bac+2 ou plus. La majorité travaille au moins 6j/7, plus de 8h/jour. Côté rémunération, on est passé de 7 €/min en 2015 à l’arrivée de Deliveroo, à une fourchette de 2 à 4 €.

Je vois. Elles sortent d'où ces élections ?
Le modèle économique et social des plateformes est contesté en France et en Europe. On leur reproche de faire travailler comme des salariés - avec un lien de subordination - des personnes qui ont pourtant le statut d’indépendant, les privant ainsi de protection sociale - comprendre chômage, retraite, congés, mutuelle, etc. Résultat, la Commission, le gouv européen, a émis l’idée en décembre 2021 qu’ils deviennent salariés.

Mais ?
En France, l’idée ne serait pas du goût du gouv. Car si requalification il y a, les plateformes pourraient se séparer d’env 50 % de leurs effectifs en Europe. Le gouv choisit alors cette solution : superviser des élections syndicales pour faire dialoguer représentants du personnel et plateformes. L’idée, c’est de négocier les conditions de travail sans a priori remettre en question le statut d’indépendant des chauffeurs et des livreurs.

Et ça s'annonce comment ?
Les élections ? Compliquées. Certains syndicats contestent devant la justice l’organisation du scrutin et d’autres craignent une faible participation. Enfin, des assos de chauffeurs refusent d’y participer car pour elles, les plateformes n’auraient pas d’autres contraintes que "celle de siéger", et sans obligation de s'accorder avec les syndicats, elles craignent que ce soit inutile.