PERÙ

International
Par
L'équipe Voxe
Le
16/12/22

Ce qu'il se passe.

Le Pérou est politiquement chamboulé.

Comment ça, Maria ?
Il y a 2 semaines, le président de gauche Pedro Castillo, au pouvoir depuis 1 an et demi, s’est fait destituer pour soupçons de corruption par le Parlement, majoritairement de droite. Il avait tenté de le dissoudre juste avant. Depuis, il est emprisonné, et sa vice-présidente Dina Boluarte le remplace. Dans la rue, des Péruviens manifestent pour réclamer de nouvelles élections.

Atta, raconte-moi le Président ?
Pedro Castillo, un ex-instituteur issu d’un parti radical de gauche, a gagné de justesse en 2021 face à Keiko Fujimori, la candidate de la droite populiste. Depuis, la population est polarisée entre les pauvres et les riches, les habitants des villes et les campagnes, et ils sont nombreux à ne pas se reconnaître dans le système politique.

Et comment va le pays ?
C’est compliqué. Son économie a beaucoup souffert du coco - en 2020, son PIB, les richesses produites, avait chuté de 11 % - et même si elle se relève, le pays conserve des séquelles. Le taux de pauvreté est le plus élevé des 10 dernières années, les inégalités se sont creusées et l’inflation est aux alentours de 9 % en 1 an. À ça, il faut ajouter la forte instabilité politique : en 6 ans, 6 présidents, et c’est la 3e fois en 5 ans qu’un président est destitué.

Ah quand même. Qu'en pensent les Péruviens ?
Ils sont globalement mécontents de leurs politiques. Seul 1 Péruvien sur 10 soutient le Parlement, notamment car presque la moitié des 130 parlementaires sont sous le coup d’une investigation fiscale et pénale. Et seulement 31 % soutenaient le président Castillo en novembre, entre autres parce qu’il n’a pas tenu ses promesses de campagne et qu’en 1 an et demi, il a nommé 5 Premiers ministres.

Mais comment ça se fait ?
Pour certains experts, l’exercice du pouvoir au Pérou va de pair avec certaines pratiques corrompues, notamment à cause du fonctionnement du système politique. D’ailleurs, depuis 1990, tous les chefs d'État du pays ont été poursuivis, jugés et certains sont allés en prison pour des malversations.

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Ce qu'il se passe.

Le Pérou est politiquement chamboulé.

Comment ça, Maria ?
Il y a 2 semaines, le président de gauche Pedro Castillo, au pouvoir depuis 1 an et demi, s’est fait destituer pour soupçons de corruption par le Parlement, majoritairement de droite. Il avait tenté de le dissoudre juste avant. Depuis, il est emprisonné, et sa vice-présidente Dina Boluarte le remplace. Dans la rue, des Péruviens manifestent pour réclamer de nouvelles élections.

Atta, raconte-moi le Président ?
Pedro Castillo, un ex-instituteur issu d’un parti radical de gauche, a gagné de justesse en 2021 face à Keiko Fujimori, la candidate de la droite populiste. Depuis, la population est polarisée entre les pauvres et les riches, les habitants des villes et les campagnes, et ils sont nombreux à ne pas se reconnaître dans le système politique.

Et comment va le pays ?
C’est compliqué. Son économie a beaucoup souffert du coco - en 2020, son PIB, les richesses produites, avait chuté de 11 % - et même si elle se relève, le pays conserve des séquelles. Le taux de pauvreté est le plus élevé des 10 dernières années, les inégalités se sont creusées et l’inflation est aux alentours de 9 % en 1 an. À ça, il faut ajouter la forte instabilité politique : en 6 ans, 6 présidents, et c’est la 3e fois en 5 ans qu’un président est destitué.

Ah quand même. Qu'en pensent les Péruviens ?
Ils sont globalement mécontents de leurs politiques. Seul 1 Péruvien sur 10 soutient le Parlement, notamment car presque la moitié des 130 parlementaires sont sous le coup d’une investigation fiscale et pénale. Et seulement 31 % soutenaient le président Castillo en novembre, entre autres parce qu’il n’a pas tenu ses promesses de campagne et qu’en 1 an et demi, il a nommé 5 Premiers ministres.

Mais comment ça se fait ?
Pour certains experts, l’exercice du pouvoir au Pérou va de pair avec certaines pratiques corrompues, notamment à cause du fonctionnement du système politique. D’ailleurs, depuis 1990, tous les chefs d'État du pays ont été poursuivis, jugés et certains sont allés en prison pour des malversations.