OUÏGHOUR CRIMES

Le rapport de l'ONU sur les Ouïghours

International
Par
L'équipe Voxe
Le
5/9/22

Ce qu'il se passe.
Le régime chinois aurait commis des crimes contre l’humanité contre les Ouïghours.

Rembobine Van Linh, on le savait déjà, non ?
Cette fois, l’ONU avance des preuves. Un de ses rapports qualifie de crimes contre l’humanité possibles - comprendre : s’ils devaient être jugés - les traitements que le régime chinois inflige au peuple ouïghour. Le rapport avance des tortures et des violences sexuelles à grande échelle.

Terrible. Et redis-moi, les Ouïghours ?
C’est un ancien peuple nomade, qui vit depuis le 19e siècle dans le Xinjiang, une province chinoise située ici, en Asie centrale. Turcophones et musulmans, les Ouïghours sont théoriquement reconnus comme une minorité nationale en Chine et vivent dans une région autonome, mais en pratique, c’est depuis toujours très compliqué pour eux.

Comment ça ?
Au départ majoritaires dans cette province, les Ouïghours se sont révoltés et soulevés de multiples fois contre la répression du régime chinois qui les assimile à des terroristes, surtout depuis le 11 septembre 2001. Depuis 2016, le régime communiste chinois est accusé par les US et plusieurs ONG de génocide. On lui reproche de placer massivement et arbitrairement les Ouïghours dans des camps d’internement où ils sont maltraités, torturés et stérilisés.

Massivement, tu dis ?
Oui, on parle d’au moins un million de personnes internées sur 12 millions, selon le régime chinois, et 25 millions selon les Ouïghours eux-mêmes.

Et le pouvoir chinois réagit comment ?
Mal, évidemment. Il n’a pas pu empêcher la publication de ce rapport, mais il a réussi à la retarder d’environ un an. Pour lui, c’est un tissu de mensonges et de calomnies. En plus, il estime que l’ONU se mêle de ce qui ne la regarde pas. La responsabilité de Xi Jinping, le président chinois, est directement mise en cause dans l’affaire.

Je vois. Mais en fait, ce rapport, il change quoi ?
Amnesty International et d’autres ONG dénoncent depuis longtemps les exactions et le travail forcé, ce qui a même donné lieu à un boycott de certaines marques de mode et des JO d’hiver par les US et certains de leurs alliés. Mais là, c’est l’ONU qui parle, donc la Chine pourrait avoir à rendre des comptes à la communauté internationale, par exemple devant une commission d’enquête indépendante.

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Ce qu'il se passe.
Le régime chinois aurait commis des crimes contre l’humanité contre les Ouïghours.

Rembobine Van Linh, on le savait déjà, non ?
Cette fois, l’ONU avance des preuves. Un de ses rapports qualifie de crimes contre l’humanité possibles - comprendre : s’ils devaient être jugés - les traitements que le régime chinois inflige au peuple ouïghour. Le rapport avance des tortures et des violences sexuelles à grande échelle.

Terrible. Et redis-moi, les Ouïghours ?
C’est un ancien peuple nomade, qui vit depuis le 19e siècle dans le Xinjiang, une province chinoise située ici, en Asie centrale. Turcophones et musulmans, les Ouïghours sont théoriquement reconnus comme une minorité nationale en Chine et vivent dans une région autonome, mais en pratique, c’est depuis toujours très compliqué pour eux.

Comment ça ?
Au départ majoritaires dans cette province, les Ouïghours se sont révoltés et soulevés de multiples fois contre la répression du régime chinois qui les assimile à des terroristes, surtout depuis le 11 septembre 2001. Depuis 2016, le régime communiste chinois est accusé par les US et plusieurs ONG de génocide. On lui reproche de placer massivement et arbitrairement les Ouïghours dans des camps d’internement où ils sont maltraités, torturés et stérilisés.

Massivement, tu dis ?
Oui, on parle d’au moins un million de personnes internées sur 12 millions, selon le régime chinois, et 25 millions selon les Ouïghours eux-mêmes.

Et le pouvoir chinois réagit comment ?
Mal, évidemment. Il n’a pas pu empêcher la publication de ce rapport, mais il a réussi à la retarder d’environ un an. Pour lui, c’est un tissu de mensonges et de calomnies. En plus, il estime que l’ONU se mêle de ce qui ne la regarde pas. La responsabilité de Xi Jinping, le président chinois, est directement mise en cause dans l’affaire.

Je vois. Mais en fait, ce rapport, il change quoi ?
Amnesty International et d’autres ONG dénoncent depuis longtemps les exactions et le travail forcé, ce qui a même donné lieu à un boycott de certaines marques de mode et des JO d’hiver par les US et certains de leurs alliés. Mais là, c’est l’ONU qui parle, donc la Chine pourrait avoir à rendre des comptes à la communauté internationale, par exemple devant une commission d’enquête indépendante.