OH BABY

Les services pédiatriques à l'hôpital sont sous l'eau

France
Par
L'équipe Voxe
Le
4/11/22

Ce qu'il se passe.
Les services pédiatriques à l’hôpital sont sous l’eau.

Que pasa, Paola ?
Depuis septembre, une épidémie de bronchiolite, cette maladie virale qui fait tousser les babies ou les gêne pour respirer, circule en France. Elle touche chaque hiver 30 % des moins de 2 ans, et même si elle est le plus souvent bénigne, elle nécessite parfois d’aller aux urgences, voire une hospitalisation pour 2 à 3 % des cas. Elle met les services pédiatriques en difficulté, particulièrement cette année.

C'est quoi le problème ?
En France, on compte en moyenne 336,5 soignants pour 10 000 habitants vs 407 en moyenne en Europe de l’Ouest. Et ce, notamment parce qu’ils ont démissionné ou sont en congés, en particulier depuis l’épidémie de Covid, à cause des horaires de travail à rallonge et des salaires en dessous de la moyenne européenne.

C'est quoi les conséquences ?
On manque de lits et les babies sont parfois renvoyés chez eux alors qu’ils auraient dû rester, sont soignés dans les couloirs, voire transférés ailleurs. Depuis fin septembre, en Île-de-France, au moins 34 bébés ont dû être soignés autre part vs 22 pendant tout l’hiver 2019 et 3 en 2018.

On fait quelque chose ?
Le gouv va débloquer 400 millions €. Pour te donner un ordre de grandeur, le plan innovation santé pour 2030, c’est par ex 7,5 milliards €. Autre chiffre : les dépenses pour les soins et biens médicaux, c’est 226,7 milliards € en 2021.

Et à quoi va servir cet argent ?
Ces 400 millions € doivent permettre de doubler la rémunération de tous les soignants pendant les heures de nuit ou d’étendre certaines primes jusqu’au 31 mars 2023. Des assises nationales de la pédiatrie sont aussi prévues au printemps pour définir la suite.

Mais c'est assez ?
Certains chefs de service pédiatrique estiment que ces mesures ne sont qu’une petite réponse à un gros problème. Les responsables des réanimations pédiatriques françaises demandent de nouveaux lits de soins critiques toute l’année ou encore de créer un diplôme d’infirmier de soins critiques pédiatriques pour fidéliser les soignants.

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Ce qu'il se passe.
Les services pédiatriques à l’hôpital sont sous l’eau.

Que pasa, Paola ?
Depuis septembre, une épidémie de bronchiolite, cette maladie virale qui fait tousser les babies ou les gêne pour respirer, circule en France. Elle touche chaque hiver 30 % des moins de 2 ans, et même si elle est le plus souvent bénigne, elle nécessite parfois d’aller aux urgences, voire une hospitalisation pour 2 à 3 % des cas. Elle met les services pédiatriques en difficulté, particulièrement cette année.

C'est quoi le problème ?
En France, on compte en moyenne 336,5 soignants pour 10 000 habitants vs 407 en moyenne en Europe de l’Ouest. Et ce, notamment parce qu’ils ont démissionné ou sont en congés, en particulier depuis l’épidémie de Covid, à cause des horaires de travail à rallonge et des salaires en dessous de la moyenne européenne.

C'est quoi les conséquences ?
On manque de lits et les babies sont parfois renvoyés chez eux alors qu’ils auraient dû rester, sont soignés dans les couloirs, voire transférés ailleurs. Depuis fin septembre, en Île-de-France, au moins 34 bébés ont dû être soignés autre part vs 22 pendant tout l’hiver 2019 et 3 en 2018.

On fait quelque chose ?
Le gouv va débloquer 400 millions €. Pour te donner un ordre de grandeur, le plan innovation santé pour 2030, c’est par ex 7,5 milliards €. Autre chiffre : les dépenses pour les soins et biens médicaux, c’est 226,7 milliards € en 2021.

Et à quoi va servir cet argent ?
Ces 400 millions € doivent permettre de doubler la rémunération de tous les soignants pendant les heures de nuit ou d’étendre certaines primes jusqu’au 31 mars 2023. Des assises nationales de la pédiatrie sont aussi prévues au printemps pour définir la suite.

Mais c'est assez ?
Certains chefs de service pédiatrique estiment que ces mesures ne sont qu’une petite réponse à un gros problème. Les responsables des réanimations pédiatriques françaises demandent de nouveaux lits de soins critiques toute l’année ou encore de créer un diplôme d’infirmier de soins critiques pédiatriques pour fidéliser les soignants.