OCEAN 22

Environnement
Par
L'équipe Voxe
Le
28/6/22

Ce qu'il se passe.
Le monde se préoccupe des océans à Lisbonne.

Rembobine Nasrine, j'ai pas eu d'invitation.
Depuis hier et jusqu’à vendredi, têtes d'État, politiques, experts et militants se retrouvent à Lisbonne pour la conférence des Nations unies. Objectif : définir des grands axes pour protéger les océans.

Dac, c'est quoi le tableau ?
Les océans occupent 70 % de la surface de la Terre et sans eux, on ne peut pas vivre : 1/ ils produisent 50 % de notre oxygène, 2/ ils absorbent env 30᠎ % des émissions de CO2 et 90 % de la chaleur des gaz à effet de serre, ce qui les rend indispensables pour lutter contre le changement climatique, et 3/ ils nourrissent 3 milliards de personnes. Mais leur santé inquiète : ils se réchauffent, perdent leur oxygène et s’acidifient.

Ok, et on va trouver des solutions pendant ce sommet ?
Il aborde 3 sujets majeurs : 1/ surpêche, 2/ acidification, 3/ pollution. Le problème avec la surpêche, c’est qu’elle fait disparaître des espèces, et le chalutage détruit les fonds marins. Aujourd’hui, entre 2,8 % et 10 % de l’Océan est protégé de toute extraction. L’excès de CO2, ce gaz qui réchauffe l’atmosphère, acidifie les océans et asphyxie la biodiversité dont les récifs coralliens.

Et la pollution ?
Le sujet central, c’est celui des microplastiques qui tuent chaque année un million d'oiseaux et plus de 100 000 mammifères. Ils représentent + de 60 % de la pollution marine, sachant que la production de plastique dans le monde devrait doubler d’ici à 2040…

Je vois, autre chose ?
Oui, les risques de tsunamis, ces raz-de-marée provoqués par des séismes ou des éruptions volcaniques. Les 3/4 des tsunamis se produisent dans le Pacifique et c’est là qu’ils sont le plus violents : 19 000 morts à Fukushima au Japon en 2011 et 220 000 à Sumatra en Indonésie en 2004.

Et ailleurs ?
Les experts de l’Unesco, la branche culture de l’ONU, estiment très probable que la Méditerranée subisse une vague d’1 m dans les 30 prochaines années. Avec un bon système d’alerte, "il n’y aurait pas ou très peu de victimes" pour les pros du sujet, mais on semble mal préparés en France. D’autant qu’avec le réchauffement climatique, les eaux montent et décuplent leur puissance potentielle.

Ok, et qu'est-ce qu'on attend de ce sommet ?
Pas d’engagement ferme des États, car ça n’est pas au programme. Mais les ONG, elles, souhaitent qu’on sanctuarise au moins 30 % des océans d’ici 2030 en créant des aires marines protégées. Enfin, c’est sûrement une anecdote au regard de l’ampleur des défis, mais elle fait du bien, alors on la partage : les dauphins, chassés par la pollution et le trafic dans l'estuaire du Tage à Lisbonne, y sont de retour depuis la pandémie et y restent.

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Ce qu'il se passe.
Le monde se préoccupe des océans à Lisbonne.

Rembobine Nasrine, j'ai pas eu d'invitation.
Depuis hier et jusqu’à vendredi, têtes d'État, politiques, experts et militants se retrouvent à Lisbonne pour la conférence des Nations unies. Objectif : définir des grands axes pour protéger les océans.

Dac, c'est quoi le tableau ?
Les océans occupent 70 % de la surface de la Terre et sans eux, on ne peut pas vivre : 1/ ils produisent 50 % de notre oxygène, 2/ ils absorbent env 30᠎ % des émissions de CO2 et 90 % de la chaleur des gaz à effet de serre, ce qui les rend indispensables pour lutter contre le changement climatique, et 3/ ils nourrissent 3 milliards de personnes. Mais leur santé inquiète : ils se réchauffent, perdent leur oxygène et s’acidifient.

Ok, et on va trouver des solutions pendant ce sommet ?
Il aborde 3 sujets majeurs : 1/ surpêche, 2/ acidification, 3/ pollution. Le problème avec la surpêche, c’est qu’elle fait disparaître des espèces, et le chalutage détruit les fonds marins. Aujourd’hui, entre 2,8 % et 10 % de l’Océan est protégé de toute extraction. L’excès de CO2, ce gaz qui réchauffe l’atmosphère, acidifie les océans et asphyxie la biodiversité dont les récifs coralliens.

Et la pollution ?
Le sujet central, c’est celui des microplastiques qui tuent chaque année un million d'oiseaux et plus de 100 000 mammifères. Ils représentent + de 60 % de la pollution marine, sachant que la production de plastique dans le monde devrait doubler d’ici à 2040…

Je vois, autre chose ?
Oui, les risques de tsunamis, ces raz-de-marée provoqués par des séismes ou des éruptions volcaniques. Les 3/4 des tsunamis se produisent dans le Pacifique et c’est là qu’ils sont le plus violents : 19 000 morts à Fukushima au Japon en 2011 et 220 000 à Sumatra en Indonésie en 2004.

Et ailleurs ?
Les experts de l’Unesco, la branche culture de l’ONU, estiment très probable que la Méditerranée subisse une vague d’1 m dans les 30 prochaines années. Avec un bon système d’alerte, "il n’y aurait pas ou très peu de victimes" pour les pros du sujet, mais on semble mal préparés en France. D’autant qu’avec le réchauffement climatique, les eaux montent et décuplent leur puissance potentielle.

Ok, et qu'est-ce qu'on attend de ce sommet ?
Pas d’engagement ferme des États, car ça n’est pas au programme. Mais les ONG, elles, souhaitent qu’on sanctuarise au moins 30 % des océans d’ici 2030 en créant des aires marines protégées. Enfin, c’est sûrement une anecdote au regard de l’ampleur des défis, mais elle fait du bien, alors on la partage : les dauphins, chassés par la pollution et le trafic dans l'estuaire du Tage à Lisbonne, y sont de retour depuis la pandémie et y restent.