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Société
Par
L'équipe Voxe
Le
17/1/23

Ce qu'il se passe.
Selon Oxfam, les plus riches sont de plus en plus riches.

Raconte-moi ça, Aminata.
L’ONG de lutte contre la pauvreté a publié son rapport annuel sur les inégalités dans le monde. Elle dresse ce constat : depuis 2020, les 1 % les plus riches ont capté 63 % des richesses produites tandis que pour la 1re fois depuis 25 ans, la pauvreté progresse.

Comment on explique ça ?
Par le combo pandémie et inflation. Pour soutenir leurs populations pendant l’épidémie, les États riches ont injecté max de pépettes dans l’économie, ce qui a aussi fait grimper les prix des actions en Bourse, et avec elles, la fortune des plus riches. En parallèle, la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation due à la guerre en Ukraine touche d’abord les plus pauvres, car ce sont des dépenses incompressibles.

Ok, et que propose Oxfam ?
Detaxer les personnes plus riches pour investir dans la santé, l’éducation et le développement écologique et réduire les inégalités. Oxfam estime par exemple qu’entre 2014 et 2018, Elon Musk, l’un des hommes les plus riches au monde, a été taxé à 3 %. Quand Aber Christine, qui vend du riz, de la farine et du soja sur un marché du nord de l’Ouganda, dégage 80$ de bénéfices par mois et est imposée à 40 %.

Je vois.
Pendant longtemps, cette idée de taxer les personnes les plus riches a été clivante, mais l’épidémie bouscule les pensées et elle est maintenant soutenue par exemple par le Fonds monétaire international, qui contrôle la stabilité financière mondiale. D’ailleurs, celui-ci milite aujourd’hui aussi pour un impôt mondial sur les multinationales.

Mais il y en a un, non ?
Toutafé, it’s happening. Une taxation minimale des multinationales a été discutée pendant des années, et 136 pays l’ont validée en octobre 2021. Elle sera instaurée dans l’Union européenne, les pays du G7 dont le Japon et le Canada, et aussi le Royaume-Uni, dès le 1er janvier 2024. Ça devrait rapporter 150 milliards $ de recettes fiscales supplémentaires selon l’OCDE.

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Ce qu'il se passe.
Selon Oxfam, les plus riches sont de plus en plus riches.

Raconte-moi ça, Aminata.
L’ONG de lutte contre la pauvreté a publié son rapport annuel sur les inégalités dans le monde. Elle dresse ce constat : depuis 2020, les 1 % les plus riches ont capté 63 % des richesses produites tandis que pour la 1re fois depuis 25 ans, la pauvreté progresse.

Comment on explique ça ?
Par le combo pandémie et inflation. Pour soutenir leurs populations pendant l’épidémie, les États riches ont injecté max de pépettes dans l’économie, ce qui a aussi fait grimper les prix des actions en Bourse, et avec elles, la fortune des plus riches. En parallèle, la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation due à la guerre en Ukraine touche d’abord les plus pauvres, car ce sont des dépenses incompressibles.

Ok, et que propose Oxfam ?
Detaxer les personnes plus riches pour investir dans la santé, l’éducation et le développement écologique et réduire les inégalités. Oxfam estime par exemple qu’entre 2014 et 2018, Elon Musk, l’un des hommes les plus riches au monde, a été taxé à 3 %. Quand Aber Christine, qui vend du riz, de la farine et du soja sur un marché du nord de l’Ouganda, dégage 80$ de bénéfices par mois et est imposée à 40 %.

Je vois.
Pendant longtemps, cette idée de taxer les personnes les plus riches a été clivante, mais l’épidémie bouscule les pensées et elle est maintenant soutenue par exemple par le Fonds monétaire international, qui contrôle la stabilité financière mondiale. D’ailleurs, celui-ci milite aujourd’hui aussi pour un impôt mondial sur les multinationales.

Mais il y en a un, non ?
Toutafé, it’s happening. Une taxation minimale des multinationales a été discutée pendant des années, et 136 pays l’ont validée en octobre 2021. Elle sera instaurée dans l’Union européenne, les pays du G7 dont le Japon et le Canada, et aussi le Royaume-Uni, dès le 1er janvier 2024. Ça devrait rapporter 150 milliards $ de recettes fiscales supplémentaires selon l’OCDE.