MISE AU BAN

International
Par
L'équipe Voxe
Le
16/9/22

Ce qu'il se passe.
L’Europe veut interdire les produits fabriqués par des travailleurs forcés.

Rembobine Laurine, c'est un truc de ouf.
Yep, la Commission européenne, le gouv de l’UE, a présenté mercredi un projet de règlement - l’équivalent d’une loi - pour empêcher les entreprises qui forcent des personnes à travailler de vendre ou d’exporter leurs produits en Europe.

Atta, ça concerne beaucoup de personnes ?
Près de 28 millions dans le monde, et près d’1 sur 8 serait un enfant. Leur nombre ne fait qu’augmenter : en 5 ans, il y a eu près de 3 millions de travailleurs forcés en plus, un peu partout dans le monde, notamment à cause de la pandémie, des conflits et du réchauffement climatique.

Quelle horreur. Que prévoit le texte ?
Chaque pays européen devra vérifier qu’aucun produit venant de travail forcé n’est vendu chez lui. Pour ça, il devra désigner une autorité, comme la direction générale de la Concurrence en France, par ex. En cas de soupçon, cette autorité aura accès à toutes sortes d’infos, comme des enquêtes d’ONG, des témoignages, et une base de données compilée par et partagée dans toute l’UE. Et s’il y a assez de preuves, elle ouvrira une enquête contre l’entreprise qui, pendant l’investigation, ne pourra plus faire circuler ses produits.

Ça vise qui ?
Le texte ne cible ni zone géographique, ni entreprises, ni produits en particulier. Mais il pourrait notamment s’appliquer aux produits fabriqués par les Ouïghours, cette minorité musulmane victime, selon l’ONU, de travail forcé par le régime communiste de Chine. Mais ne pas cibler de pays spécifiquement permet de ne pas se fâcher avec la Chine, notre 1er partenaire commercial.

Qui en pense quoi ?
Pour Raphaël Glucksmann, eurodéputé de gauche très engagé sur le sujet, c’est une étape cruciale dans le combat contre l’esclavage moderne. Certaines ONG regrettent le silence du texte sur le sort des victimes qui ne pourront pas demander de compensation aux entreprises, par ex.

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Ce qu'il se passe.
L’Europe veut interdire les produits fabriqués par des travailleurs forcés.

Rembobine Laurine, c'est un truc de ouf.
Yep, la Commission européenne, le gouv de l’UE, a présenté mercredi un projet de règlement - l’équivalent d’une loi - pour empêcher les entreprises qui forcent des personnes à travailler de vendre ou d’exporter leurs produits en Europe.

Atta, ça concerne beaucoup de personnes ?
Près de 28 millions dans le monde, et près d’1 sur 8 serait un enfant. Leur nombre ne fait qu’augmenter : en 5 ans, il y a eu près de 3 millions de travailleurs forcés en plus, un peu partout dans le monde, notamment à cause de la pandémie, des conflits et du réchauffement climatique.

Quelle horreur. Que prévoit le texte ?
Chaque pays européen devra vérifier qu’aucun produit venant de travail forcé n’est vendu chez lui. Pour ça, il devra désigner une autorité, comme la direction générale de la Concurrence en France, par ex. En cas de soupçon, cette autorité aura accès à toutes sortes d’infos, comme des enquêtes d’ONG, des témoignages, et une base de données compilée par et partagée dans toute l’UE. Et s’il y a assez de preuves, elle ouvrira une enquête contre l’entreprise qui, pendant l’investigation, ne pourra plus faire circuler ses produits.

Ça vise qui ?
Le texte ne cible ni zone géographique, ni entreprises, ni produits en particulier. Mais il pourrait notamment s’appliquer aux produits fabriqués par les Ouïghours, cette minorité musulmane victime, selon l’ONU, de travail forcé par le régime communiste de Chine. Mais ne pas cibler de pays spécifiquement permet de ne pas se fâcher avec la Chine, notre 1er partenaire commercial.

Qui en pense quoi ?
Pour Raphaël Glucksmann, eurodéputé de gauche très engagé sur le sujet, c’est une étape cruciale dans le combat contre l’esclavage moderne. Certaines ONG regrettent le silence du texte sur le sort des victimes qui ne pourront pas demander de compensation aux entreprises, par ex.