METS DE L'HUILE

International
Par
L'équipe Voxe
Le
26/4/22

Ce qu'il se passe.
Les rayons d’huile de tournesol se vident.

Rembobine Badroudine, comment ça ?
Twitter nous sort ses meilleures vannes pour dédramatiser, mais les chiffres parlent : les ruptures de stocks d’huile de tournesol ont augmenté de + 37 % entre le 21 février et le 27 mars. Car depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février, les agriculteurs ukrainiens - qui assuraient jusque-là 50 % de la production mondiale - n’arrivent plus à exporter, n’ont pu semer que 70 % de leurs terres, et on ne sait pas comment ils pourront récolter.

Mais y a vraiment des risques de pénurie ?
Aucun en France et au moins jusqu’à l’été selon les patrons de chaînes de supermarchés, pour qui les rayons se vident à cause de consommateurs qui stockeraient trop. Oui, car en fait, avec une production d’ 1,7 million de tonne par an, la France est #1 des producteurs d’oléagineux en Europe et donc quasi autosuffisante en huile de tournesol.

Ok, donc on est tranquilles ?
En France, oui a priori, sauf pour nourrir les animaux pour lesquels on importe encore un peu de tournesol. Aussi, la filière s’apprête à muscler sa production, alléchée notamment par des perspectives de bénéfices solides. La tonne d’huile de tournesol est passée de 900 $ en février à 2 100 $ environ ces derniers jours. Ainsi, les producteurs envisageraient de planter + 900 000 hectares de tournesol en 2023, soit un bond de 30 % par rapport à 2021.

Et ailleurs, quel est l'impact ?
L’Inde, la Chine, l’Iran, la Turquie, et l’Union européenne sont parmi les plus gros importateurs d’huile de tournesol et risquent donc d’en manquer dans les semaines ou mois à venir. La branche alimentation de l’ONU, la FAO, estime que les prix des oléagineux ont déjà augmenté de 17,9 % dans le bassin méditerranéen en avril vs février.

Malheureusement, cet article est uniquement disponible pour les abonnés du Club de Voxe.

Inscrivez-vous au club ou connectez-vous à votre compte.

Ce qu'il se passe.
Les rayons d’huile de tournesol se vident.

Rembobine Badroudine, comment ça ?
Twitter nous sort ses meilleures vannes pour dédramatiser, mais les chiffres parlent : les ruptures de stocks d’huile de tournesol ont augmenté de + 37 % entre le 21 février et le 27 mars. Car depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février, les agriculteurs ukrainiens - qui assuraient jusque-là 50 % de la production mondiale - n’arrivent plus à exporter, n’ont pu semer que 70 % de leurs terres, et on ne sait pas comment ils pourront récolter.

Mais y a vraiment des risques de pénurie ?
Aucun en France et au moins jusqu’à l’été selon les patrons de chaînes de supermarchés, pour qui les rayons se vident à cause de consommateurs qui stockeraient trop. Oui, car en fait, avec une production d’ 1,7 million de tonne par an, la France est #1 des producteurs d’oléagineux en Europe et donc quasi autosuffisante en huile de tournesol.

Ok, donc on est tranquilles ?
En France, oui a priori, sauf pour nourrir les animaux pour lesquels on importe encore un peu de tournesol. Aussi, la filière s’apprête à muscler sa production, alléchée notamment par des perspectives de bénéfices solides. La tonne d’huile de tournesol est passée de 900 $ en février à 2 100 $ environ ces derniers jours. Ainsi, les producteurs envisageraient de planter + 900 000 hectares de tournesol en 2023, soit un bond de 30 % par rapport à 2021.

Et ailleurs, quel est l'impact ?
L’Inde, la Chine, l’Iran, la Turquie, et l’Union européenne sont parmi les plus gros importateurs d’huile de tournesol et risquent donc d’en manquer dans les semaines ou mois à venir. La branche alimentation de l’ONU, la FAO, estime que les prix des oléagineux ont déjà augmenté de 17,9 % dans le bassin méditerranéen en avril vs février.