MEDIATOR BIS

Société
Par
L'équipe Voxe
Le
12/1/23

Ce qu'il se passe.
Le procès en appel du Mediator a commencé.

Dis-moi tout, Aissatou.
En 2021, les laboratoires Servier ont été condamnés à 2,7 millions € d’amende pour tromperie aggravée et homicides et blessures involontaires pour avoir commercialisé entre 1976 et 2009 le Mediator. L’Agence nationale de sécurité du médicament avait aussi été condamnée à 300 000 € d’amende pour homicides et blessures involontaires. Avec 10 ans d’enquête et 6 500 parties civiles (= les personnes qui se déclarent victimes), le procès comme l’histoire du Mediator sont hors normes.

Clairement. Redis-moi ce que c'est.
Un médicament contre le diabète également utilisé comme coupe-faim qui a été vendu pendant 33 ans à environ 5 millions de personnes. Or il pouvait causer des problèmes cardiaques sérieux, parfois mortels. Les différentes études estiment qu’entre 500 et 2 000 personnes en sont décédées. Il a été retiré du marché en 2009, notamment grâce à Irène Frachon, pneumologue à Brest, qui a dénoncé ses risques.

Mais comment ça a pu arriver ?
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, qui contrôle et évalue le job de l’État dans le domaine social, de 2011 pointe un positionnement du médicament trompeur de la part de Servier.

Et de la part des autorités ?
Le rapport pointe un aveuglement et un système d’analyse des risques inefficace. Pendant toute le 1er procès, les labos Servier ont plaidé l’erreur mais nié toute intention de nuire. Aussi, l’agence chargée de l’évaluation des médicaments était financée à 80 % par les labos pharmaceutiques.

Ça peut se reproduire ?
Le financement de l’Agence nationale du médicament vient maintenant à 100 % de l’État. Une nouvelle loi sur le médicament a été adoptée dès 2011, qui oblige les médecins à déclarer les dons et avantages reçus des labos par ex. Mais pour Irène Frachon, il y a toujours des risques.

Psst. Il y a eu un film sur Irène Frachon, et elle vient de sortir une BD sur l’affaire.

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Ce qu'il se passe.
Le procès en appel du Mediator a commencé.

Dis-moi tout, Aissatou.
En 2021, les laboratoires Servier ont été condamnés à 2,7 millions € d’amende pour tromperie aggravée et homicides et blessures involontaires pour avoir commercialisé entre 1976 et 2009 le Mediator. L’Agence nationale de sécurité du médicament avait aussi été condamnée à 300 000 € d’amende pour homicides et blessures involontaires. Avec 10 ans d’enquête et 6 500 parties civiles (= les personnes qui se déclarent victimes), le procès comme l’histoire du Mediator sont hors normes.

Clairement. Redis-moi ce que c'est.
Un médicament contre le diabète également utilisé comme coupe-faim qui a été vendu pendant 33 ans à environ 5 millions de personnes. Or il pouvait causer des problèmes cardiaques sérieux, parfois mortels. Les différentes études estiment qu’entre 500 et 2 000 personnes en sont décédées. Il a été retiré du marché en 2009, notamment grâce à Irène Frachon, pneumologue à Brest, qui a dénoncé ses risques.

Mais comment ça a pu arriver ?
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, qui contrôle et évalue le job de l’État dans le domaine social, de 2011 pointe un positionnement du médicament trompeur de la part de Servier.

Et de la part des autorités ?
Le rapport pointe un aveuglement et un système d’analyse des risques inefficace. Pendant toute le 1er procès, les labos Servier ont plaidé l’erreur mais nié toute intention de nuire. Aussi, l’agence chargée de l’évaluation des médicaments était financée à 80 % par les labos pharmaceutiques.

Ça peut se reproduire ?
Le financement de l’Agence nationale du médicament vient maintenant à 100 % de l’État. Une nouvelle loi sur le médicament a été adoptée dès 2011, qui oblige les médecins à déclarer les dons et avantages reçus des labos par ex. Mais pour Irène Frachon, il y a toujours des risques.

Psst. Il y a eu un film sur Irène Frachon, et elle vient de sortir une BD sur l’affaire.