Les Allemands ont élu leurs députés

Europe
Par
L'équipe Voxe
Le
28/9/21

🗞 ​​KAMOULOX

Ce qu'il se passe.
Les Allemands ont élu leurs députés.

Rembobine Wilhelmine, ça y est, Angela est partie ?
Pas complètement. Hier, ils ont voté pour élire les députés qui siègeront au Bundestag, leur parlement, pendant 4 ans. Ces élections fédérales - car l’Allemagne c’est des régions + un gouv fédéral, comme aux US - déterminent la composition du gouvernement. Lors des dernières, en 2017, les partis tradis avaient perdu des points et l’extrême-droite était entrée au Parlement. Cette fois-ci, c’est l’inverse, les extrêmes sont dans les choux et les voix sont émiettées : résultat, on reste dans le flou sur qui dirigera l’Allemagne.

Comment ça ?
Il n’y a pas de majorité claire : les résultats finaux restent à confirmer mais le parti social-démocrate (SPD-gauche), représenté par Olaf Scholz, ministre des Finances d’Angela Merkel, arrive en tête avec 25,7% des voix. De l’autre côté de la scène, toujours dans la catégorie poids lourds, on a les conservateurs de la CDU (le parti d’Angela - droite), menés par Armin Laschet, qui recueillent 24,1% des votes. C’est une claque pour des gens qui n’avaient jamais fait moins de 30% de leur vie. Les deux, Scholz et Laschet, sont soixantenaires.

Et après ?
Dans la catégorie poids légers et nouvelle génération, on a d’abord les Verts avec Annalena Baerbock qui arrivent en 3e position avec 14,8%. Puis, les Libéraux (centre-droit) avec 11,5%, dirigés par Christian Lindner. Tous les deux sont quarantenaires. Enfin, l’extrême-droite (AFD) fait 10,3%, soit -2,3 points qu’en 2017, et la gauche, plus à gauche que le SPD (Die Linke), fait 4,9%, sous la barre des 5% nécessaires pour envoyer un député au Parlement.

Aké, donc la prochaine étape, c'est ?
Que l’un des deux partis arrivés en tête rassemble une majorité parlementaire, et pour ça, ils vont devoir dealer avec les Verts et les Libéraux. Au final, on pourrait avoir un ticket social-démocrate + Verts + Libéraux, ou autre option, une coalition conservateurs + Verts + Libéraux. Le truc, c’est que ça peut prendre un moment parce que la tradition en Allemagne, c’est de se mettre d’accord par écrit sur une feuille de route. Comprendre : on négocie TOUT point par point.

Et ils sont d'accord sur quoi ?
Les Libéraux ont dit pendant la campagne qu’ils étaient plus proches des conservateurs que des sociaux-démocrates, notamment sur les impôts, sur lesquels ils misent pour faire repartir l’économie post-coco. Les sociaux-démocrates, eux, sont pour des mesures sociales : salaires minimum et retraites stables. Enfin, les Libéraux et les Verts se rejoignent sur l’idée de moderniser l’Allemagne.

Et Angela, son bilan ?
C’était la première femme à diriger son parti, puis la première chancelière. De son action, on retient : la fin du service militaire obligatoire, du nucléaire, l’accueil d’un million de réfugiés, la légalisation du mariage homosexuel, la hausse du salaire minimum et le maintien de l’Allemagne comme première puissance économique européenne. Ses critiques considèrent qu'elle aurait pu faire plus pour l'environnement et l'extrême droite a grossi pendant son mandat, pointant du doigt son accueil des réfugiés. Sur la to-do du remplaçant : faire face à cette montée locale de l'extrême droite et travailler à réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine.

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Ce qu'il se passe.
Les Allemands ont élu leurs députés.

Rembobine Wilhelmine, ça y est, Angela est partie ?
Pas complètement. Hier, ils ont voté pour élire les députés qui siègeront au Bundestag, leur parlement, pendant 4 ans. Ces élections fédérales - car l’Allemagne c’est des régions + un gouv fédéral, comme aux US - déterminent la composition du gouvernement. Lors des dernières, en 2017, les partis tradis avaient perdu des points et l’extrême-droite était entrée au Parlement. Cette fois-ci, c’est l’inverse, les extrêmes sont dans les choux et les voix sont émiettées : résultat, on reste dans le flou sur qui dirigera l’Allemagne.

Comment ça ?
Il n’y a pas de majorité claire : les résultats finaux restent à confirmer mais le parti social-démocrate (SPD-gauche), représenté par Olaf Scholz, ministre des Finances d’Angela Merkel, arrive en tête avec 25,7% des voix. De l’autre côté de la scène, toujours dans la catégorie poids lourds, on a les conservateurs de la CDU (le parti d’Angela - droite), menés par Armin Laschet, qui recueillent 24,1% des votes. C’est une claque pour des gens qui n’avaient jamais fait moins de 30% de leur vie. Les deux, Scholz et Laschet, sont soixantenaires.

Et après ?
Dans la catégorie poids légers et nouvelle génération, on a d’abord les Verts avec Annalena Baerbock qui arrivent en 3e position avec 14,8%. Puis, les Libéraux (centre-droit) avec 11,5%, dirigés par Christian Lindner. Tous les deux sont quarantenaires. Enfin, l’extrême-droite (AFD) fait 10,3%, soit -2,3 points qu’en 2017, et la gauche, plus à gauche que le SPD (Die Linke), fait 4,9%, sous la barre des 5% nécessaires pour envoyer un député au Parlement.

Aké, donc la prochaine étape, c'est ?
Que l’un des deux partis arrivés en tête rassemble une majorité parlementaire, et pour ça, ils vont devoir dealer avec les Verts et les Libéraux. Au final, on pourrait avoir un ticket social-démocrate + Verts + Libéraux, ou autre option, une coalition conservateurs + Verts + Libéraux. Le truc, c’est que ça peut prendre un moment parce que la tradition en Allemagne, c’est de se mettre d’accord par écrit sur une feuille de route. Comprendre : on négocie TOUT point par point.

Et ils sont d'accord sur quoi ?
Les Libéraux ont dit pendant la campagne qu’ils étaient plus proches des conservateurs que des sociaux-démocrates, notamment sur les impôts, sur lesquels ils misent pour faire repartir l’économie post-coco. Les sociaux-démocrates, eux, sont pour des mesures sociales : salaires minimum et retraites stables. Enfin, les Libéraux et les Verts se rejoignent sur l’idée de moderniser l’Allemagne.

Et Angela, son bilan ?
C’était la première femme à diriger son parti, puis la première chancelière. De son action, on retient : la fin du service militaire obligatoire, du nucléaire, l’accueil d’un million de réfugiés, la légalisation du mariage homosexuel, la hausse du salaire minimum et le maintien de l’Allemagne comme première puissance économique européenne. Ses critiques considèrent qu'elle aurait pu faire plus pour l'environnement et l'extrême droite a grossi pendant son mandat, pointant du doigt son accueil des réfugiés. Sur la to-do du remplaçant : faire face à cette montée locale de l'extrême droite et travailler à réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine.

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