LA PIEL QUE HABITO

L’Espagne veut renforcer la loi sur la santé des femmes

International
Par
L'équipe Voxe
Le
19/5/22

Ce qu'il se passe.
L’Espagne veut renforcer la loi sur la santé des femmes.

Rembobine Amandine, comment ça ?
Mardi, le gouv socialiste de Pedro Sánchez a présenté un projet de loi sur le sujet devant le Conseil des ministres. Le texte prévoit par ex de créer un congé menstruel en cas de règles douloureuses ou de garantir l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics.

C'est compliqué d'avorter là-bas ?
L’IVG n’y est plus un crime depuis 1985, et aujourd’hui une femme peut avorter jusqu'à 14 semaines de grossesse - comme en France - et jusqu'à 22 semaines si sa vie ou celle de l’enfant sont en danger. Mais certains médecins refusent de pratiquer des IVG, invoquant la clause de conscience - le droit de ne pas réaliser un acte médical contraire à leurs convictions.

Et donc ?
Dans les hôpitaux publics, les médecins anti-IVG seraient majoritaires selon l’ordre des médecins, sans qu’aucun chiffre ne soit officiellement connu. Ce qu’on sait, c’est que 85 % des avortements ont lieu dans des cliniques privées qui n’existent pas partout. Ainsi, sur les 50 provinces du pays, 12 n’ont pas pratiqué 1 seul avortement depuis 5 ans. Résultat, sur les 100 000 avortements réalisés chaque année, près de 6 000 femmes parcourent des centaines de km.

La nouvelle loi prévoit quoi ?
Elle oblige les médecins refusant l'IVG avec la clause de conscience à s'inscrire sur un registre public, et l’hôpital à trouver une solution. Aussi, les femmes entre 16 et 18 ans pourront avorter sans l’autorisation de leurs parents.

Autre chose ?
Oui, pour la 1re fois en Europe, la loi veut créer un congé menstruel : une femme pourra poser 3 à 5 jours de congés payés par l’État si ses règles lui font mal. Le texte prévoit aussi de rendre la pilule gratuite et d’intensifier l'éducation sexuelle dans les écoles.

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Ce qu'il se passe.
L’Espagne veut renforcer la loi sur la santé des femmes.

Rembobine Amandine, comment ça ?
Mardi, le gouv socialiste de Pedro Sánchez a présenté un projet de loi sur le sujet devant le Conseil des ministres. Le texte prévoit par ex de créer un congé menstruel en cas de règles douloureuses ou de garantir l’accès à l’avortement dans les hôpitaux publics.

C'est compliqué d'avorter là-bas ?
L’IVG n’y est plus un crime depuis 1985, et aujourd’hui une femme peut avorter jusqu'à 14 semaines de grossesse - comme en France - et jusqu'à 22 semaines si sa vie ou celle de l’enfant sont en danger. Mais certains médecins refusent de pratiquer des IVG, invoquant la clause de conscience - le droit de ne pas réaliser un acte médical contraire à leurs convictions.

Et donc ?
Dans les hôpitaux publics, les médecins anti-IVG seraient majoritaires selon l’ordre des médecins, sans qu’aucun chiffre ne soit officiellement connu. Ce qu’on sait, c’est que 85 % des avortements ont lieu dans des cliniques privées qui n’existent pas partout. Ainsi, sur les 50 provinces du pays, 12 n’ont pas pratiqué 1 seul avortement depuis 5 ans. Résultat, sur les 100 000 avortements réalisés chaque année, près de 6 000 femmes parcourent des centaines de km.

La nouvelle loi prévoit quoi ?
Elle oblige les médecins refusant l'IVG avec la clause de conscience à s'inscrire sur un registre public, et l’hôpital à trouver une solution. Aussi, les femmes entre 16 et 18 ans pourront avorter sans l’autorisation de leurs parents.

Autre chose ?
Oui, pour la 1re fois en Europe, la loi veut créer un congé menstruel : une femme pourra poser 3 à 5 jours de congés payés par l’État si ses règles lui font mal. Le texte prévoit aussi de rendre la pilule gratuite et d’intensifier l'éducation sexuelle dans les écoles.