KIEV EXPRESS

International
Par
L'équipe Voxe
Le
17/6/22

Ce qu'il se passe.
Emmanuel Macron est passé à Kiev.

Rembobine Sabine, j'avais water poney.
Bah pendant ce temps-là, Mario Draghi, chef du gouv italien, Olaf Scholz, chancelier allemand, et le Président français étaient dans le train pour Kiev, capitale ukrainienne. L’idée : manifester leur soutien au peuple ukrainien et au régime de Volodymyr Zelensky.

D'accord, c'était prévu ?
Sur le principe oui, mais la date est restée secrète jusqu’au dernier moment. Depuis le début de la guerre en février, le Président ukrainien a appelé plusieurs fois l’UE et la France, qui la préside depuis janvier, à venir en Ukraine. Mais Emmanuel Macron avait temporisé, ce qui a eu tendance à énerver les Ukrainiens, qui lui reprochent d’être trop mou avec la Russie, et à l’UE d’être trop lente dans les livraisons d’armes. Avec cette visite conjointe très médiatisée, l’UE montre qu’elle est unie et qu’elle agit.

Capiche. Mais pourquoi maintenant ?
D’abord, pour montrer que l’UE a bien entendu la demande d’adhésion de l’Ukraine, déposée fin février. La patronne de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, a dit à Kiev samedi qu'elle soutenait le "parcours européen de l’Ukraine". Mais l’idée ne fait pas l’unanimité parmi les pays de l’UE. Ensuite, pour montrer que l’UE soutient militairement l’Ukraine, alors que son armée vient de perdre face aux troupes russes à Sieverodonetsk, une ville de l'est du pays. Et enfin, il y avait urgence à faire cette visite maintenant, car la France va bientôt passer la main de la présidence UE à la République tchèque, qui pèse moins dans le game diplo.

Et donc, ça s'est passé comment cette visite ?
Globalement, bien, même si elle s’est déroulée sous haute surveillance et que les bombardements ont continué toute la journée. Les dirigeants européens ont pris la mesure des dégâts causés par la guerre, puis ont vu Volodymyr Zelensky, à qui ils ont réaffirmé le soutien de l'UE. Côté russe, le vice-président Dmitry Medvedev a taclé les dirigeants européens sur Twitter en expliquant que leur visite ne servirait à rien, et le Kremlin a jugé "futiles" les livraisons d’armes à l’Ukraine.

Et maintenant il se passe quoi ?
L’Europe s’est engagée à donner une réponse à Kiev dans la semaine concernant la demande d’adhésion à l’UE. Même si l’Ukraine devient officiellement candidate à l’adhésion, ce sera sans doute avec des conditions et le processus prendra plusieurs années.

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Ce qu'il se passe.
Emmanuel Macron est passé à Kiev.

Rembobine Sabine, j'avais water poney.
Bah pendant ce temps-là, Mario Draghi, chef du gouv italien, Olaf Scholz, chancelier allemand, et le Président français étaient dans le train pour Kiev, capitale ukrainienne. L’idée : manifester leur soutien au peuple ukrainien et au régime de Volodymyr Zelensky.

D'accord, c'était prévu ?
Sur le principe oui, mais la date est restée secrète jusqu’au dernier moment. Depuis le début de la guerre en février, le Président ukrainien a appelé plusieurs fois l’UE et la France, qui la préside depuis janvier, à venir en Ukraine. Mais Emmanuel Macron avait temporisé, ce qui a eu tendance à énerver les Ukrainiens, qui lui reprochent d’être trop mou avec la Russie, et à l’UE d’être trop lente dans les livraisons d’armes. Avec cette visite conjointe très médiatisée, l’UE montre qu’elle est unie et qu’elle agit.

Capiche. Mais pourquoi maintenant ?
D’abord, pour montrer que l’UE a bien entendu la demande d’adhésion de l’Ukraine, déposée fin février. La patronne de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, a dit à Kiev samedi qu'elle soutenait le "parcours européen de l’Ukraine". Mais l’idée ne fait pas l’unanimité parmi les pays de l’UE. Ensuite, pour montrer que l’UE soutient militairement l’Ukraine, alors que son armée vient de perdre face aux troupes russes à Sieverodonetsk, une ville de l'est du pays. Et enfin, il y avait urgence à faire cette visite maintenant, car la France va bientôt passer la main de la présidence UE à la République tchèque, qui pèse moins dans le game diplo.

Et donc, ça s'est passé comment cette visite ?
Globalement, bien, même si elle s’est déroulée sous haute surveillance et que les bombardements ont continué toute la journée. Les dirigeants européens ont pris la mesure des dégâts causés par la guerre, puis ont vu Volodymyr Zelensky, à qui ils ont réaffirmé le soutien de l'UE. Côté russe, le vice-président Dmitry Medvedev a taclé les dirigeants européens sur Twitter en expliquant que leur visite ne servirait à rien, et le Kremlin a jugé "futiles" les livraisons d’armes à l’Ukraine.

Et maintenant il se passe quoi ?
L’Europe s’est engagée à donner une réponse à Kiev dans la semaine concernant la demande d’adhésion à l’UE. Même si l’Ukraine devient officiellement candidate à l’adhésion, ce sera sans doute avec des conditions et le processus prendra plusieurs années.