KIDS UNITED

L'ASE en mieux

France
Par
L'équipe Voxe
Le
15/12/21

🗞 KIDS UNITED

Ce qu'il se passe.
Le gouvernement tente d’améliorer l’aide aux enfants fragiles.

Rembobine Caroline, de quoi on parle ?
D’un projet de loi que les sénateurs étudient ces jours-ci pour mieux protéger les enfants en danger. L’Aide sociale à l’enfance (ASE), dont on parle ici, concerne 2,1 % des moins de 21 ans. Aujourd’hui, en France, 350 000 enfants sont protégés par cette politique d’une manière ou d’une autre, sachant qu’en 2018, plus de 52 000 enfants ont subi des violences, des mauvais traitements ou ont été abandonnés.

Atta, c'est quoi l'ASE exactement ?
Une politique sociale, un ensemble d’actions impulsées par les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie de ceux qui en ont besoin. Chez nous, elle est portée par les départements, qui y consacrent 8,3 milliards € en 2018, soit 21 % de leurs dépenses d’aide sociale. Le principe, c’est d’aider les enfants qui sont maltraités ou, plus globalement, en danger.

Et concrètement ?
Ça peut être prévenir, repérer et traiter des situations dangereuses, aider financièrement, ou placer un enfant en famille d’accueil. Aujourd’hui, dans 53 % des cas, les enfants sont placés en dehors de leur famille, et dans 47 %, l’aide se traduit par des mesures éducatives comme un accompagnement matériel ou du soutien.

Et pourquoi on veut la changer ?
Parce qu’elle fonctionne mal. Des journalistes et des institutions comme la Cour des comptes - qui contrôle comment sont utilisées les pépettes publiques - ont mis au jour des défaillances de gouvernance avec des conséquences terribles pour les enfants. En clair, l’État central et les départements ne se parlent pas, les fichiers ne sont pas centralisés. Résultat, des enfants sont maltraités, ballotés, violentés sexuellement et abandonnés à leur 18  ans quand ils sortent du système, alors que 40 % des sans-abri de moins de 25 ans sortent de l’Aide sociale à l’enfance.

Et on propose quoi ?
Selon la version d’hier aprem, côté gouvernance, un organisme national unique qui coordonnera les actions de l’État et des départements. Aussi, les travailleurs sociaux et les juges rechercheront dorénavant en priorité un tiers de confiance pour prendre en charge l’enfant plutôt que de le placer. Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance, explique "un tiers des courriers que je reçois au ministère, ce sont des grands-parents, des oncles, des tantes qui disent qu’ils ne comprennent pas le placement de leurs petits-enfants". Les frères et sœurs ne seront plus séparés et les mineurs non-accompagnés ne seront plus placés dans des hôtels, sauf exception.

Parce que c'est le cas ?
Oui. Entre 7 500 et 10 500 mineurs sont placés à l’hôtel aujourd’hui, et 95 % sont des mineurs isolés étrangers. Le projet de loi prévoit aussi de systématiser des contrôles d’antécédents judiciaires des pros de l’aide à l’enfance, et notamment les condamnations pour infractions sexuelles.

Je vois, quoi d'autre ?
Le texte généralise pour ces kids la garantie jeune, un dispositif d’aide pour trouver un job, et prolonge le soutien de l’Aide sociale à l’enfance pour les jeunes de moins de 21 ans qui en auraient besoin.

Malheureusement, cet article est uniquement disponible pour les abonnés du Club de Voxe.

Inscrivez-vous au club ou connectez-vous à votre compte.

🗞 KIDS UNITED

Ce qu'il se passe.
Le gouvernement tente d’améliorer l’aide aux enfants fragiles.

Rembobine Caroline, de quoi on parle ?
D’un projet de loi que les sénateurs étudient ces jours-ci pour mieux protéger les enfants en danger. L’Aide sociale à l’enfance (ASE), dont on parle ici, concerne 2,1 % des moins de 21 ans. Aujourd’hui, en France, 350 000 enfants sont protégés par cette politique d’une manière ou d’une autre, sachant qu’en 2018, plus de 52 000 enfants ont subi des violences, des mauvais traitements ou ont été abandonnés.

Atta, c'est quoi l'ASE exactement ?
Une politique sociale, un ensemble d’actions impulsées par les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie de ceux qui en ont besoin. Chez nous, elle est portée par les départements, qui y consacrent 8,3 milliards € en 2018, soit 21 % de leurs dépenses d’aide sociale. Le principe, c’est d’aider les enfants qui sont maltraités ou, plus globalement, en danger.

Et concrètement ?
Ça peut être prévenir, repérer et traiter des situations dangereuses, aider financièrement, ou placer un enfant en famille d’accueil. Aujourd’hui, dans 53 % des cas, les enfants sont placés en dehors de leur famille, et dans 47 %, l’aide se traduit par des mesures éducatives comme un accompagnement matériel ou du soutien.

Et pourquoi on veut la changer ?
Parce qu’elle fonctionne mal. Des journalistes et des institutions comme la Cour des comptes - qui contrôle comment sont utilisées les pépettes publiques - ont mis au jour des défaillances de gouvernance avec des conséquences terribles pour les enfants. En clair, l’État central et les départements ne se parlent pas, les fichiers ne sont pas centralisés. Résultat, des enfants sont maltraités, ballotés, violentés sexuellement et abandonnés à leur 18  ans quand ils sortent du système, alors que 40 % des sans-abri de moins de 25 ans sortent de l’Aide sociale à l’enfance.

Et on propose quoi ?
Selon la version d’hier aprem, côté gouvernance, un organisme national unique qui coordonnera les actions de l’État et des départements. Aussi, les travailleurs sociaux et les juges rechercheront dorénavant en priorité un tiers de confiance pour prendre en charge l’enfant plutôt que de le placer. Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance, explique "un tiers des courriers que je reçois au ministère, ce sont des grands-parents, des oncles, des tantes qui disent qu’ils ne comprennent pas le placement de leurs petits-enfants". Les frères et sœurs ne seront plus séparés et les mineurs non-accompagnés ne seront plus placés dans des hôtels, sauf exception.

Parce que c'est le cas ?
Oui. Entre 7 500 et 10 500 mineurs sont placés à l’hôtel aujourd’hui, et 95 % sont des mineurs isolés étrangers. Le projet de loi prévoit aussi de systématiser des contrôles d’antécédents judiciaires des pros de l’aide à l’enfance, et notamment les condamnations pour infractions sexuelles.

Je vois, quoi d'autre ?
Le texte généralise pour ces kids la garantie jeune, un dispositif d’aide pour trouver un job, et prolonge le soutien de l’Aide sociale à l’enfance pour les jeunes de moins de 21 ans qui en auraient besoin.