Justin Trudeau rempile pour un 3e mandat.

International
Par
L'équipe Voxe
Le
22/9/21

🗞 SAME SAME BUT DIFFERENT

Ce qu'il se passe.
Justin Trudeau rempile pour un 3e mandat.

Rembobine Albertine, le Canadien ?
Yep, exactement. Le Premier ministre libéral remporte de justesse des élections législatives qu’il avait lui-même convoquées pour obtenir une majorité solide à l’Assemblée but, oups, c’est râpé. Si les résultats définitifs ne sont pas encore tombés, ils ne devraient pas changer la donne : avec 158 sièges sur 338, il est sous la barre des 170 qui auraient permis à son parti d’être majoritaire. Comme lors de son précédent mandat, Trudeau va donc devoir dealer avec des petits partis - comme la gauche, les indépendantistes québécois et les écolos - pour gouverner. Bref, back to la configuration de 2019. Et les Canadiens se disent, tout ça pour ça.

Ok. Parle-moi du Canada.
10 provinces, 3 territoires, 6 fuseaux horaires, 10 millions de km2, ce qui en fait le 2e plus grand pays au monde après la Russie (et env 20 fois la France !). Le Canada est riche : c’est la 10e puissance économique mondiale. Ils sont fortiches en agriculture, en énergie, en services ou encore en recherche scientifique.

Et Justin ?
Il aura 50 ans le jour de Noël (pensée pour ses goûters d'anniversaires d’enfance). Fils de l'ancien Premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, il s’est longtemps cherché avant de se lancer en politique. Il a été boxeur, moniteur de snowboard, prof d’anglais et de français. Il devient député en 2008, patron du Parti libéral du Canada en 2013, puis Premier ministre en 2015, signant ainsi la fin d’une décennie de pouvoir du conservateur Stephen Harper.

D'accord, et il a fait quoi ?
Côté pile, il légalise le cannabis, l’aide à mourir, une taxe carbone, accueille des dizaines de milliers de réfugiés syriens, signe l’Accord de Paris - celui qui fait référence sur le climat - et met à jour l’accord de libre échange américain avec les US et le Mexique (de son petit nom ALENA, remember ton prog de 3e B). Côté face, il s’empêtre dans des scandales qui le décrédibilisent : conflits d’intérêts et voyages privés aux frais de riches partenaires.

Et après ?
Malgré une cote de popularité usée, il gagne les élections de 2019 notamment parce que son adversaire, le conservateur Andrew Scheer, s’est compromis avec des déclarations malheureuses sur l’avortement ou l’urgence climatique. Pendant ce 2e mandat, il gère la pandémie, l’interdiction des armes à feu après une tuerie de masse en 2020, et un autre scandale autour de l’attribution d’un contrat public à une structure proche de sa famille. C’est pour avoir une plus grande marge de manœuvre qu’il décide cet été de convoquer de nouvelles élections.

Woké, et le 3e mandat ?
Les débats devraient se poursuivre autour des enjeux discutés pendant la campagne électorale : l’après-cocovirus, les crèches et le réchauffement climatique.

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Ce qu'il se passe.
Justin Trudeau rempile pour un 3e mandat.

Rembobine Albertine, le Canadien ?
Yep, exactement. Le Premier ministre libéral remporte de justesse des élections législatives qu’il avait lui-même convoquées pour obtenir une majorité solide à l’Assemblée but, oups, c’est râpé. Si les résultats définitifs ne sont pas encore tombés, ils ne devraient pas changer la donne : avec 158 sièges sur 338, il est sous la barre des 170 qui auraient permis à son parti d’être majoritaire. Comme lors de son précédent mandat, Trudeau va donc devoir dealer avec des petits partis - comme la gauche, les indépendantistes québécois et les écolos - pour gouverner. Bref, back to la configuration de 2019. Et les Canadiens se disent, tout ça pour ça.

Ok. Parle-moi du Canada.
10 provinces, 3 territoires, 6 fuseaux horaires, 10 millions de km2, ce qui en fait le 2e plus grand pays au monde après la Russie (et env 20 fois la France !). Le Canada est riche : c’est la 10e puissance économique mondiale. Ils sont fortiches en agriculture, en énergie, en services ou encore en recherche scientifique.

Et Justin ?
Il aura 50 ans le jour de Noël (pensée pour ses goûters d'anniversaires d’enfance). Fils de l'ancien Premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, il s’est longtemps cherché avant de se lancer en politique. Il a été boxeur, moniteur de snowboard, prof d’anglais et de français. Il devient député en 2008, patron du Parti libéral du Canada en 2013, puis Premier ministre en 2015, signant ainsi la fin d’une décennie de pouvoir du conservateur Stephen Harper.

D'accord, et il a fait quoi ?
Côté pile, il légalise le cannabis, l’aide à mourir, une taxe carbone, accueille des dizaines de milliers de réfugiés syriens, signe l’Accord de Paris - celui qui fait référence sur le climat - et met à jour l’accord de libre échange américain avec les US et le Mexique (de son petit nom ALENA, remember ton prog de 3e B). Côté face, il s’empêtre dans des scandales qui le décrédibilisent : conflits d’intérêts et voyages privés aux frais de riches partenaires.

Et après ?
Malgré une cote de popularité usée, il gagne les élections de 2019 notamment parce que son adversaire, le conservateur Andrew Scheer, s’est compromis avec des déclarations malheureuses sur l’avortement ou l’urgence climatique. Pendant ce 2e mandat, il gère la pandémie, l’interdiction des armes à feu après une tuerie de masse en 2020, et un autre scandale autour de l’attribution d’un contrat public à une structure proche de sa famille. C’est pour avoir une plus grande marge de manœuvre qu’il décide cet été de convoquer de nouvelles élections.

Woké, et le 3e mandat ?
Les débats devraient se poursuivre autour des enjeux discutés pendant la campagne électorale : l’après-cocovirus, les crèches et le réchauffement climatique.

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