JINGLE BELLS

International
Par
L'équipe Voxe
Le
19/12/22

Ce qu'il se passe.
Fêtes obligent, c’est le moment de t’échauffer pour les débats en famille.

Rembobine Evelyne, je retiens quoi de 2022 ?
Pour briller entre la dinde et la bûche, voici 3 sujets sur lesquels tu peux plancher pour être ceinture-bretelles en discutant avec Tonton et Tata Grande Gueule : 1/ l’urgence climatique, 2/ la guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’énergie, 3/ le come-back de l’inflation.

L'urgence climatique, c'est pas nouveau, si ?
Non, mais cette année a été marquée par la COP 27 sur le climat, le sommet mondial organisé par l’ONU. Les résultats ont été mitigés : d’un côté, les pays riches se sont engagés à aider financièrement les pays pauvres à gérer les conséquences du réchauffement, mais de l’autre, il n’y a pas eu de vraies avancées sur les énergies fossiles. Au final, tu peux retenir que 1/ on est encore loin du compte, mais on est passé d’une trajectoire + 4° à + 2,5° d’ici 2100 de réchauffement entre 2014 et maintenant. Aussi, la part des énergies renouvelables augmente de plus en plus vite.

Et la guerre en Ukraine ?
Le 24 février, le régime russe envahit l'Ukraine. Depuis, les troupes russes n'occupent plus que 15 % du territoire en novembre vs 25 % en mars. Outre que c’est très dur pour la population ukrainienne, la guerre a aussi bouleversé les flux d’énergie. La Russie est le 3e exportateur mondial de pétrole et le 2e de gaz, or, les Occidentaux lui achètent moins d’hydrocarbures pour la priver de revenus et l’empêcher de financer sa guerre. Conséquence : il y a moins d’énergie à acheter et elle est plus chère. C’est notamment cette hausse des prix de l’énergie qui alimente l’inflation.

Donc l'inflation, c'est à cause de la guerre ?
Pas seulement. Dès 2021, la reprise post-coco crée des tensions sur les chaînes de production, en Chine par ex. Mais la guerre en Ukraine a nourri l’inflation. Tout ça s’est traduit par une augmentation des prix de l’alimentation, et donc des prix en général, dans le monde. Cela dit, entre 10 % par an en Europe et 210 % au Vénézuela, il y a des différences énormes entre pays. Et la France s’en tire pas trop mal.

Et l'année prochaine ?
Le pic de l’inflation pourrait être passé ou proche, et devrait donc ralentir en 2023. Aussi, l’économie française a l’air de résister mieux que prévu grâce aux investissements des entreprises et à un taux d’épargne élevé des ménages.

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Ce qu'il se passe.
Fêtes obligent, c’est le moment de t’échauffer pour les débats en famille.

Rembobine Evelyne, je retiens quoi de 2022 ?
Pour briller entre la dinde et la bûche, voici 3 sujets sur lesquels tu peux plancher pour être ceinture-bretelles en discutant avec Tonton et Tata Grande Gueule : 1/ l’urgence climatique, 2/ la guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’énergie, 3/ le come-back de l’inflation.

L'urgence climatique, c'est pas nouveau, si ?
Non, mais cette année a été marquée par la COP 27 sur le climat, le sommet mondial organisé par l’ONU. Les résultats ont été mitigés : d’un côté, les pays riches se sont engagés à aider financièrement les pays pauvres à gérer les conséquences du réchauffement, mais de l’autre, il n’y a pas eu de vraies avancées sur les énergies fossiles. Au final, tu peux retenir que 1/ on est encore loin du compte, mais on est passé d’une trajectoire + 4° à + 2,5° d’ici 2100 de réchauffement entre 2014 et maintenant. Aussi, la part des énergies renouvelables augmente de plus en plus vite.

Et la guerre en Ukraine ?
Le 24 février, le régime russe envahit l'Ukraine. Depuis, les troupes russes n'occupent plus que 15 % du territoire en novembre vs 25 % en mars. Outre que c’est très dur pour la population ukrainienne, la guerre a aussi bouleversé les flux d’énergie. La Russie est le 3e exportateur mondial de pétrole et le 2e de gaz, or, les Occidentaux lui achètent moins d’hydrocarbures pour la priver de revenus et l’empêcher de financer sa guerre. Conséquence : il y a moins d’énergie à acheter et elle est plus chère. C’est notamment cette hausse des prix de l’énergie qui alimente l’inflation.

Donc l'inflation, c'est à cause de la guerre ?
Pas seulement. Dès 2021, la reprise post-coco crée des tensions sur les chaînes de production, en Chine par ex. Mais la guerre en Ukraine a nourri l’inflation. Tout ça s’est traduit par une augmentation des prix de l’alimentation, et donc des prix en général, dans le monde. Cela dit, entre 10 % par an en Europe et 210 % au Vénézuela, il y a des différences énormes entre pays. Et la France s’en tire pas trop mal.

Et l'année prochaine ?
Le pic de l’inflation pourrait être passé ou proche, et devrait donc ralentir en 2023. Aussi, l’économie française a l’air de résister mieux que prévu grâce aux investissements des entreprises et à un taux d’épargne élevé des ménages.