GOAAAALLLLLL

International
Par
L'équipe Voxe
Le
8/9/22

Ce qu'il se passe.
La Coupe du monde de foot au Qatar divise.

Rembobine Yasmine, mes collègues en parlaient.
Et ça risque de continuer. Le Mondial aura lieu au Qatar, une monarchie de la péninsule arabique, ici, à partir du 20 novembre. Mais depuis quelques mois, certains États comme la Norvège ou le Danemark, des ONG, des anciens joueurs, des acteurs comme Vincent Lindon, ou encore Sepp Blatter, l’ex-président de la FIFA, et même la Fédération internationale de football, dénoncent l'exploitation des travailleurs étrangers et l’impact climatique du tournoi.

Atta, qui a choisi le Qatar ?
C’est le Conseil de la FIFA, l’organe décisionnaire de la fédé, qui désigne les pays via un vote des différentes fédérations et selon un principe d’alternance des continents.

On lui reproche quoi, au Qatar ?
D’abord, les conditions inhumaines dans lesquelles ont travaillé des centaines de milliers d’étrangers pendant 10 ans. Au moins 6 500 d’entre eux seraient morts après avoir trimé sans congés ou à peine, avec un salaire misérable, parfois inexistant, et sous des températures allant jusqu’à 38°C. Tout ça pour construire les 8 stades, les routes, les hôtels, un aéroport et un métro.

Terrible. Et l'impact environnemental ?
Déjà, le Qatar émet le plus de CO2 par habitant au monde. Et concernant la compétition, par exemple, chaque stade en plein air sera climatisé, or la clim contribue au réchauffement climatique. Et même si le Qatar s’est engagé à organiser un Mondial neutre en carbone, les experts et ONG n’y croient pas.

Il peut y avoir un boycott ?
C’est peu probable. Peu de chances que les joueurs renoncent à participer à une compétition aussi populaire, même si certains pourraient, en guise de contestation, porter un brassard pendant le match par ex. Il y a aussi un enjeu de pépettes. La FIFA versera 422 millions € aux 32 équipes qualifiées et le vainqueur en empochera 40.

Mais les pays ?
En pleine crise énergétique, les pays ne tourneront probablement pas le dos au Qatar, parmi les plus gros producteurs de pétrole et de gaz au monde.

Et le Qatar y gagne quoi ?
C’est l’opportunité pour ce riche mais minuscule état de rayonner à l’international et de s’affirmer diplomatiquement, notamment face à son puissant voisin, l’Arabie saoudite. Et aussi d'engranger des revenus. Pour te donner une idée, à l’époque, la Russie avait estimé que l’orga de la Coupe du monde lui avait rapporté 12,5 milliards € entre 2013 et 2018.

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Ce qu'il se passe.
La Coupe du monde de foot au Qatar divise.

Rembobine Yasmine, mes collègues en parlaient.
Et ça risque de continuer. Le Mondial aura lieu au Qatar, une monarchie de la péninsule arabique, ici, à partir du 20 novembre. Mais depuis quelques mois, certains États comme la Norvège ou le Danemark, des ONG, des anciens joueurs, des acteurs comme Vincent Lindon, ou encore Sepp Blatter, l’ex-président de la FIFA, et même la Fédération internationale de football, dénoncent l'exploitation des travailleurs étrangers et l’impact climatique du tournoi.

Atta, qui a choisi le Qatar ?
C’est le Conseil de la FIFA, l’organe décisionnaire de la fédé, qui désigne les pays via un vote des différentes fédérations et selon un principe d’alternance des continents.

On lui reproche quoi, au Qatar ?
D’abord, les conditions inhumaines dans lesquelles ont travaillé des centaines de milliers d’étrangers pendant 10 ans. Au moins 6 500 d’entre eux seraient morts après avoir trimé sans congés ou à peine, avec un salaire misérable, parfois inexistant, et sous des températures allant jusqu’à 38°C. Tout ça pour construire les 8 stades, les routes, les hôtels, un aéroport et un métro.

Terrible. Et l'impact environnemental ?
Déjà, le Qatar émet le plus de CO2 par habitant au monde. Et concernant la compétition, par exemple, chaque stade en plein air sera climatisé, or la clim contribue au réchauffement climatique. Et même si le Qatar s’est engagé à organiser un Mondial neutre en carbone, les experts et ONG n’y croient pas.

Il peut y avoir un boycott ?
C’est peu probable. Peu de chances que les joueurs renoncent à participer à une compétition aussi populaire, même si certains pourraient, en guise de contestation, porter un brassard pendant le match par ex. Il y a aussi un enjeu de pépettes. La FIFA versera 422 millions € aux 32 équipes qualifiées et le vainqueur en empochera 40.

Mais les pays ?
En pleine crise énergétique, les pays ne tourneront probablement pas le dos au Qatar, parmi les plus gros producteurs de pétrole et de gaz au monde.

Et le Qatar y gagne quoi ?
C’est l’opportunité pour ce riche mais minuscule état de rayonner à l’international et de s’affirmer diplomatiquement, notamment face à son puissant voisin, l’Arabie saoudite. Et aussi d'engranger des revenus. Pour te donner une idée, à l’époque, la Russie avait estimé que l’orga de la Coupe du monde lui avait rapporté 12,5 milliards € entre 2013 et 2018.