G-STAN

International
Par
L'équipe Voxe
Le
14/9/22

Ce qu'il se passe.
La Chine et la Russie se voient en Asie centrale.

Rembobine Lin, pourquoi donc ?
Ils se font un 1-1 à Samarcande (qui abrite une sublime mosquée au passage, mais on ferme la parenthèse) lors du sommet des dirigeants des États membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Une sorte d’anti-G7 des pays d’Asie centrale, dont font partie la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Inde et le Pakistan.

Raconte-stan ?
(Pardon). L’OCS est née il y a 20 ans dans l’esprit des régimes chinois et russe pour encadrer les pays en -stan, post-effondrement de l’URSS. Depuis, l’organisation s’est transformée en front anti-occidental dominé par la Chine. La réunion à venir compte d’autant plus que c’est la 1re fois que le président chinois, Xi Jinping, sort de son pays depuis la pandémie, et qu’elle va être l’occaz de prendre la température des relations entre Chine et Russie.

Justement, c'est quoi leurs liens ?
Ça dépend, ça dépasse. Au plan diplomatique, le régime communiste de Pékin n’a pas condamné l’invasion russe de l’Ukraine. Ils coopèrent en gros dans tous les domaines, mènent des exercices militaires ensemble et ont un ennemi commun : les US, et plus généralement, les Occidentaux. Mais ils sont aussi rivaux sur le continent africain, où chacun veut imposer son influence, ou encore en Asie centrale, ancien pré-carré de la Russie que la Chine aimerait bien influencer.

Et économiquement ?
Après 6 mois de guerre en Ukraine, l’économie russe dépend fort fort du marché chinois pour vendre son pétrole. En juin, avec + 55 % d’importations sur un an, la Russie devenait le 1er fournisseur des Chinois en pétrole.

Mais encore ?
Eh bien la Chine est face à un dilemme stratégique. D’un côté, la guerre n’est pas dans son intérêt car le conflit touche la croissance économique européenne, et donc la sienne. En 2021, elle est le 1er partenaire commercial de l’UE. De l’autre, Pékin et Moscou se rejoignent sur leur rejet des démocraties occidentales et le régime chinois rêverait d’un monde où les US et leurs alliés seraient marginalisés.

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Ce qu'il se passe.
La Chine et la Russie se voient en Asie centrale.

Rembobine Lin, pourquoi donc ?
Ils se font un 1-1 à Samarcande (qui abrite une sublime mosquée au passage, mais on ferme la parenthèse) lors du sommet des dirigeants des États membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Une sorte d’anti-G7 des pays d’Asie centrale, dont font partie la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Inde et le Pakistan.

Raconte-stan ?
(Pardon). L’OCS est née il y a 20 ans dans l’esprit des régimes chinois et russe pour encadrer les pays en -stan, post-effondrement de l’URSS. Depuis, l’organisation s’est transformée en front anti-occidental dominé par la Chine. La réunion à venir compte d’autant plus que c’est la 1re fois que le président chinois, Xi Jinping, sort de son pays depuis la pandémie, et qu’elle va être l’occaz de prendre la température des relations entre Chine et Russie.

Justement, c'est quoi leurs liens ?
Ça dépend, ça dépasse. Au plan diplomatique, le régime communiste de Pékin n’a pas condamné l’invasion russe de l’Ukraine. Ils coopèrent en gros dans tous les domaines, mènent des exercices militaires ensemble et ont un ennemi commun : les US, et plus généralement, les Occidentaux. Mais ils sont aussi rivaux sur le continent africain, où chacun veut imposer son influence, ou encore en Asie centrale, ancien pré-carré de la Russie que la Chine aimerait bien influencer.

Et économiquement ?
Après 6 mois de guerre en Ukraine, l’économie russe dépend fort fort du marché chinois pour vendre son pétrole. En juin, avec + 55 % d’importations sur un an, la Russie devenait le 1er fournisseur des Chinois en pétrole.

Mais encore ?
Eh bien la Chine est face à un dilemme stratégique. D’un côté, la guerre n’est pas dans son intérêt car le conflit touche la croissance économique européenne, et donc la sienne. En 2021, elle est le 1er partenaire commercial de l’UE. De l’autre, Pékin et Moscou se rejoignent sur leur rejet des démocraties occidentales et le régime chinois rêverait d’un monde où les US et leurs alliés seraient marginalisés.