Fin septembre, Angela Merkel ne sera plus chancelière

Europe
Par
L'équipe Voxe
Le
31/8/21

🗞 ​​À PLUS DANS L’BUS

Ce qu'il se passe.
Les Allemands s’apprêtent à dire tschusss à Angela Merkel.

Rembobine Hermine, elle prend sa retraite ?
Yep. Après 16 ans au pouvoir, elle a annoncé en 2018 que son mandat serait le dernier et l'Allemagne vote dans un mois pour la remplacer. Le 26 septembre les Allemands éliront 598 députés qui siègeront au Bundestag pour 4 ans. Ces élections fédérales - car l’Allemagne c’est des régions + un gouv fédéral à l’inverse de la France mais comme les US - déterminent la composition du gouvernement. Lors des dernières, en 2017, les partis tradis avaient perdu des puntos et l’extrême droite était entrée au Parlement. Aujourd’hui, avec le départ d’Angela, l’issue est indécise.

C'était un personnage quand même non ?
Clairement. La physicienne, qui a grandi en Allemagne de l’Est, a enchaîné les premières et les records. Députée depuis 1991, elle est la 1ère femme à diriger son parti, la CDU (centre droit), puis la 1ère femme chancelière. Désignée 14 fois femme la plus puissante du monde par Forbes, c’est une dirigeante pragmatique, très attachée à la liberté. De son action on retient : la fin du service militaire obligatoire, du nucléaire, l’accueil d’un million de réfugiés, le mariage homosexuel et le maintien de l’Allemagne comme 1ère puissance économique européenne.

Ok. Et y a qui dans la course là ?
Trois grands partis. D’abord, la team d’Angela Merkel, les conservateurs chrétiens-démocrates de la CDU, a désigné Armin Laschet pour la représenter. Laschet est pro-européen, pour un allègement fiscal des entreprises et une limitation de l’immigration. Ensuite, il y a Les Verts, représentés par Annalena Baerbock. Elle milite pour un impôt sur les plus riches pour financer la transition verte. Enfin, il y a le SPD, les sociaux-démocrates (gauche), incarnés par Olaf Scholz, actuel ministre des Finances d’Angela Merkel. C’est un technocrate, qui mise sur l’économie.

Dac et la campagne parle de quoi ?
De l’épidémie de cocovirus avec des mouvements anti-confinements et anti-masques mais aussi de climat après les inondations de cet été qui ont fait près de 200 morts. Au plan économique, l’équilibre budgétaire - que les comptes publics ne soient pas dans le rouge - levé pendant l’épidémie, fait aussi débat. Au plan international on parle des relations avec la Chine ou la Russie et du retour au pouvoir des talibans en Afghanistan.

Et les jeux sont faits ?
Pas du tout, c’est même l’une des leçons de la campagne jusque-là : 26% des électeurs sont indécis. D’un côté, si Olaf Scholz du SPD est moqué pour son manque de charisme, il s’en sort finalement mieux qu’Armin Laschet du CDU ou Annalena Baerbock des Verts dans les sondages. Il faut dire que ces derniers enchaînent les bourdes : comme un CV un peu trop gonflé et des accusations de plagiat pour la candidate écolo et des déclarations malheureuses pour le candidat CDU.

Mais le parti de Merkel est pas favori ?
Bien vu Malotru, malgré la popularité exceptionnelle d’Angela, son parti, la CDU - fait plutôt une mauvaise campagne. Il est aussi usé par 16 ans de pouvoir, ce qui pourrait permettre à une alliance de gauche : SPD + Verts de diriger le pays. Sachant que le SPD est, en ce moment, en tête dans les sondages. Bref, on ne connaît pas les résultats, mais on sait que ce sera, comme d’habitude, sûrement une coalition qui dirigera le pays.

Comme ?
Kamoulox, il y a plusieurs combinaisons possibles. Il faut savoir qu’aucun parti depuis 1957 n’a obtenu de majorité absolue et donc ils doivent dealer avec les copains pour gouverner. Donc soit, on a une coalition : 1/ Droite feat Vert : jamais arrivé au niveau fédéral. 2/ Soit, Droite x Gauche x Verts : mais ce sera une bonne usine à gaz car elle ferait le grand écart sur l’immigration ou la fiscalité par ex. 3/ Soit Droite x Gauche = grosse coalition, GroKo de son petit nom en allemand, ce qui est en cours aujourd’hui.

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Ce qu'il se passe.
Les Allemands s’apprêtent à dire tschusss à Angela Merkel.

Rembobine Hermine, elle prend sa retraite ?
Yep. Après 16 ans au pouvoir, elle a annoncé en 2018 que son mandat serait le dernier et l'Allemagne vote dans un mois pour la remplacer. Le 26 septembre les Allemands éliront 598 députés qui siègeront au Bundestag pour 4 ans. Ces élections fédérales - car l’Allemagne c’est des régions + un gouv fédéral à l’inverse de la France mais comme les US - déterminent la composition du gouvernement. Lors des dernières, en 2017, les partis tradis avaient perdu des puntos et l’extrême droite était entrée au Parlement. Aujourd’hui, avec le départ d’Angela, l’issue est indécise.

C'était un personnage quand même non ?
Clairement. La physicienne, qui a grandi en Allemagne de l’Est, a enchaîné les premières et les records. Députée depuis 1991, elle est la 1ère femme à diriger son parti, la CDU (centre droit), puis la 1ère femme chancelière. Désignée 14 fois femme la plus puissante du monde par Forbes, c’est une dirigeante pragmatique, très attachée à la liberté. De son action on retient : la fin du service militaire obligatoire, du nucléaire, l’accueil d’un million de réfugiés, le mariage homosexuel et le maintien de l’Allemagne comme 1ère puissance économique européenne.

Ok. Et y a qui dans la course là ?
Trois grands partis. D’abord, la team d’Angela Merkel, les conservateurs chrétiens-démocrates de la CDU, a désigné Armin Laschet pour la représenter. Laschet est pro-européen, pour un allègement fiscal des entreprises et une limitation de l’immigration. Ensuite, il y a Les Verts, représentés par Annalena Baerbock. Elle milite pour un impôt sur les plus riches pour financer la transition verte. Enfin, il y a le SPD, les sociaux-démocrates (gauche), incarnés par Olaf Scholz, actuel ministre des Finances d’Angela Merkel. C’est un technocrate, qui mise sur l’économie.

Dac et la campagne parle de quoi ?
De l’épidémie de cocovirus avec des mouvements anti-confinements et anti-masques mais aussi de climat après les inondations de cet été qui ont fait près de 200 morts. Au plan économique, l’équilibre budgétaire - que les comptes publics ne soient pas dans le rouge - levé pendant l’épidémie, fait aussi débat. Au plan international on parle des relations avec la Chine ou la Russie et du retour au pouvoir des talibans en Afghanistan.

Et les jeux sont faits ?
Pas du tout, c’est même l’une des leçons de la campagne jusque-là : 26% des électeurs sont indécis. D’un côté, si Olaf Scholz du SPD est moqué pour son manque de charisme, il s’en sort finalement mieux qu’Armin Laschet du CDU ou Annalena Baerbock des Verts dans les sondages. Il faut dire que ces derniers enchaînent les bourdes : comme un CV un peu trop gonflé et des accusations de plagiat pour la candidate écolo et des déclarations malheureuses pour le candidat CDU.

Mais le parti de Merkel est pas favori ?
Bien vu Malotru, malgré la popularité exceptionnelle d’Angela, son parti, la CDU - fait plutôt une mauvaise campagne. Il est aussi usé par 16 ans de pouvoir, ce qui pourrait permettre à une alliance de gauche : SPD + Verts de diriger le pays. Sachant que le SPD est, en ce moment, en tête dans les sondages. Bref, on ne connaît pas les résultats, mais on sait que ce sera, comme d’habitude, sûrement une coalition qui dirigera le pays.

Comme ?
Kamoulox, il y a plusieurs combinaisons possibles. Il faut savoir qu’aucun parti depuis 1957 n’a obtenu de majorité absolue et donc ils doivent dealer avec les copains pour gouverner. Donc soit, on a une coalition : 1/ Droite feat Vert : jamais arrivé au niveau fédéral. 2/ Soit, Droite x Gauche x Verts : mais ce sera une bonne usine à gaz car elle ferait le grand écart sur l’immigration ou la fiscalité par ex. 3/ Soit Droite x Gauche = grosse coalition, GroKo de son petit nom en allemand, ce qui est en cours aujourd’hui.

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