FAUCHÉ

Doit-on craindre une crise alimentaire ?

International
Par
L'équipe Voxe
Le
16/3/22

Ce qu'il se passe.
L’ONU craint une crise alimentaire mondiale.

Rembobine Madeline, avec la guerre en Ukraine ?
Oui. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les prix alimentaires mondiaux pourraient grimper de 8 à 20 %, en fonction de la durée du conflit. On s’inquiète notamment de la production de blé, qui est l’aliment de base de 35 % de la population mondiale.

Pourquoi le blé en particulier ?
Parce que la Russie est le 1er vendeur de blé au monde, et l’Ukraine, le 5e. 24 % des céréales exportées viennent des terres russes et ukrainiennes. On parle de blé, mais aussi de maïs, d’orge, de colza ou de tournesol. Les prix avaient déjà augmenté avec la pandémie puis la reprise mondiale. Avec la guerre, les agriculteurs ukrainiens risquent de ne pas pouvoir produire et les transporteurs de ne pas pouvoir envoyer les récoltes dans le monde.

J'imagine.
Et de son côté, la Russie a commencé à limiter ses exportations. À ça s’ajoute la peur des acheteurs des marchés mondiaux des matières premières, qui fait augmenter les prix. Car panique = je fais des réserves = marché tendu = prix en hausse.

Et ça a des conséquences ?
Aujourd’hui, 1 personne sur 10 dans le monde a faim. Avec la guerre, et en fonction de sa durée, entre 8 et 13 millions de personnes supplémentaires pourraient être sous-nourries en 2022 et en 2023. Car 26 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient achètent 50 % de leur blé à la Russie et à l’Ukraine. L’Égypte, la Turquie, le Bangladesh et l’Iran leur en achètent 60 %. Le Liban, 80 %.

Et en France ?
Pour le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, il n’y a pas "de risque de pénurie" car on est auto-suffisants. La France produit plus de céréales qu'elle n'en consomme et exporte plus de la moitié de sa production, c'est d'ailleurs l’un des produits qu’on exporte le plus.

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Ce qu'il se passe.
L’ONU craint une crise alimentaire mondiale.

Rembobine Madeline, avec la guerre en Ukraine ?
Oui. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les prix alimentaires mondiaux pourraient grimper de 8 à 20 %, en fonction de la durée du conflit. On s’inquiète notamment de la production de blé, qui est l’aliment de base de 35 % de la population mondiale.

Pourquoi le blé en particulier ?
Parce que la Russie est le 1er vendeur de blé au monde, et l’Ukraine, le 5e. 24 % des céréales exportées viennent des terres russes et ukrainiennes. On parle de blé, mais aussi de maïs, d’orge, de colza ou de tournesol. Les prix avaient déjà augmenté avec la pandémie puis la reprise mondiale. Avec la guerre, les agriculteurs ukrainiens risquent de ne pas pouvoir produire et les transporteurs de ne pas pouvoir envoyer les récoltes dans le monde.

J'imagine.
Et de son côté, la Russie a commencé à limiter ses exportations. À ça s’ajoute la peur des acheteurs des marchés mondiaux des matières premières, qui fait augmenter les prix. Car panique = je fais des réserves = marché tendu = prix en hausse.

Et ça a des conséquences ?
Aujourd’hui, 1 personne sur 10 dans le monde a faim. Avec la guerre, et en fonction de sa durée, entre 8 et 13 millions de personnes supplémentaires pourraient être sous-nourries en 2022 et en 2023. Car 26 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient achètent 50 % de leur blé à la Russie et à l’Ukraine. L’Égypte, la Turquie, le Bangladesh et l’Iran leur en achètent 60 %. Le Liban, 80 %.

Et en France ?
Pour le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, il n’y a pas "de risque de pénurie" car on est auto-suffisants. La France produit plus de céréales qu'elle n'en consomme et exporte plus de la moitié de sa production, c'est d'ailleurs l’un des produits qu’on exporte le plus.