ELDORADODO

Environnement
Par
L'équipe Voxe
Le
17/3/22

Ce qu'il se passe.
Le monde entier fait les yeux doux au lithium.

Rembobine Fantine, pourquoi tu m'en parles ?
Parce qu’en ce moment, l'Amérique latine se divise sur son exploitation. En effet, le "triangle du lithium", entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, représente à lui seul 63 % des réserves mondiales. Or, comme en 2021 son prix dans le monde a grimpé de 80 %, l’enjeu est lourd. Pour s’arroger une part du gâteau sur le continent, il y a ceux, comme le Mexique, le Chili et le Pérou, qui nationalisent, et ceux comme l’Argentine et la Bolivie, qui confient leurs réserves aux entreprises privées, notamment étrangères.

Ok et donc ?
Tu l'as deviné, cet "or blanc" attire les convoitises des capitaux étrangers et ça inquiète les pays qui souhaitent rester autonomes. Ça compte, parce que les 50 000 tonnes de lithium consommées en 2018 dans le monde pourraient être multipliées par 6 à 12 en 2025. Car ce métal est un élément clé de la transition énergétique, qui impose d’utiliser moins d’énergies fossiles et plus d’électricité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or, qui dit électricité dit batteries pour la stocker.

Justement, à quoi ça sert exactement ?
Excellent conducteur, ce métal léger est la star de nos batteries électriques. Entre les portables, les ordis et le boom des véhicules électriques, c’est un indispensable de l’industrie actuelle, et surtout, future. On s’attend en effet à ce que, d’ici à 2030, les voitures électriques représentent 52 % des nouvelles ventes dans les pays développés.

Et où est-ce qu'on en trouve ?
Un peu partout sur la planète. En Amérique latine, on l’a dit, mais aussi en Australie, au Zimbabwe, au Portugal et en Chine, où la découverte d’un énorme gisement sous l’Everest pourrait lui permettre de moins importer.

Et en France ?
En 2018, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui gère les risques et les ressources du sol et du sous-sol, a recensé 41 sources de lithium, notamment en Alsace. Sachant qu'aujourd'hui, on importe la totalité de notre lithium, pour le gouv, il faudrait être indépendants et extraire le nôtre.

Et pour l'environnement ?
Pour ses détracteurs le problème c'est justement que son extraction nécessite beaucoup d’eau, pollue les sols, et son recyclage est encore problématique. Dans les pays producteurs, les populations s’inquiètent justement des dégâts sur les réserves d’eau, qui finissent contaminées ou asséchées.

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Ce qu'il se passe.
Le monde entier fait les yeux doux au lithium.

Rembobine Fantine, pourquoi tu m'en parles ?
Parce qu’en ce moment, l'Amérique latine se divise sur son exploitation. En effet, le "triangle du lithium", entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, représente à lui seul 63 % des réserves mondiales. Or, comme en 2021 son prix dans le monde a grimpé de 80 %, l’enjeu est lourd. Pour s’arroger une part du gâteau sur le continent, il y a ceux, comme le Mexique, le Chili et le Pérou, qui nationalisent, et ceux comme l’Argentine et la Bolivie, qui confient leurs réserves aux entreprises privées, notamment étrangères.

Ok et donc ?
Tu l'as deviné, cet "or blanc" attire les convoitises des capitaux étrangers et ça inquiète les pays qui souhaitent rester autonomes. Ça compte, parce que les 50 000 tonnes de lithium consommées en 2018 dans le monde pourraient être multipliées par 6 à 12 en 2025. Car ce métal est un élément clé de la transition énergétique, qui impose d’utiliser moins d’énergies fossiles et plus d’électricité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or, qui dit électricité dit batteries pour la stocker.

Justement, à quoi ça sert exactement ?
Excellent conducteur, ce métal léger est la star de nos batteries électriques. Entre les portables, les ordis et le boom des véhicules électriques, c’est un indispensable de l’industrie actuelle, et surtout, future. On s’attend en effet à ce que, d’ici à 2030, les voitures électriques représentent 52 % des nouvelles ventes dans les pays développés.

Et où est-ce qu'on en trouve ?
Un peu partout sur la planète. En Amérique latine, on l’a dit, mais aussi en Australie, au Zimbabwe, au Portugal et en Chine, où la découverte d’un énorme gisement sous l’Everest pourrait lui permettre de moins importer.

Et en France ?
En 2018, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui gère les risques et les ressources du sol et du sous-sol, a recensé 41 sources de lithium, notamment en Alsace. Sachant qu'aujourd'hui, on importe la totalité de notre lithium, pour le gouv, il faudrait être indépendants et extraire le nôtre.

Et pour l'environnement ?
Pour ses détracteurs le problème c'est justement que son extraction nécessite beaucoup d’eau, pollue les sols, et son recyclage est encore problématique. Dans les pays producteurs, les populations s’inquiètent justement des dégâts sur les réserves d’eau, qui finissent contaminées ou asséchées.