DIS-MOI QUI JE SUIS *

La France veut mieux protéger les enfants des agressions sexuelles.

Société
Par
L'équipe Voxe
Le
1/4/22

Ce qu'il se passe.
La France veut mieux protéger les enfants des agressions sexuelles.

Rembobine Karine, comment ça ?
Hier, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a rendu ses premières propositions, à mi-chemin de sa mission. Depuis sa création il y a un an par E. Macron après la parution du livre de Camille Kouchner sur l'inceste, La Familia grande, elle a recueilli + de 11  000 témoignages et l’avis d’une quarantaine d’experts pour mieux protéger les enfants victimes de violences sexuelles.

Donne-moi les chiffres.
Chaque année, 160 000 enfants seraient victimes de violences sexuelles, et parmi eux, 9 sur 10 seraient des filles. Dans 8 cas sur 10, il s’agirait d’inceste, avec le père comme agresseur dans 1 cas sur 3. Mais il y a très peu de plaintes - moins de 15 000 - et plus de 73 % seraient classées sans suite.

La Ciivise propose quoi ?
Une vingtaine de choses pour renforcer la chaîne de protection dans sa globalité, et notamment un "repérage systématique" des victimes. Concrètement, toutes les personnes qui travaillent dans un milieu avec des enfants - instituteurs, médecins, avocats, assistants sociaux... - devront par ex demander : "est-ce que quelqu’un t’a fait mal ? et comment ?", ce qui pourrait permettre de révéler des violences.

Autre chose ?
Oui, la Ciivise voudrait obliger les médecins à signaler les cas à la justice sans craindre d’être sanctionnés pour non-respect du secret médical, mieux soigner les traumatismes des victimes, ou encore lancer une campagne nationale de prévention.

Et côté justice ?
Elle veut accueillir les victimes et leurs plaintes dans de meilleures conditions. Elle propose par ex de créer dans un max de gendarmeries une salle spéciale où du personnel formé pourra recueillir la parole des enfants, ou que leurs auditions soient systématiquement regardées par les juges. En cas d’inceste, elle demande que l’autorité du parent soit suspendue s’il est poursuivi.

Et pour la suite ?
La Ciivise estime que "la protection des enfants n’attend pas" et que ses recos sont "réalisables sans attendre", même si elle devrait encore travailler pendant un an sur la question.  

*Pssst. Du nom d’un docu Netflix qu’on te conseille vivement de voir si le sujet t’intéresse.

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Ce qu'il se passe.
La France veut mieux protéger les enfants des agressions sexuelles.

Rembobine Karine, comment ça ?
Hier, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a rendu ses premières propositions, à mi-chemin de sa mission. Depuis sa création il y a un an par E. Macron après la parution du livre de Camille Kouchner sur l'inceste, La Familia grande, elle a recueilli + de 11  000 témoignages et l’avis d’une quarantaine d’experts pour mieux protéger les enfants victimes de violences sexuelles.

Donne-moi les chiffres.
Chaque année, 160 000 enfants seraient victimes de violences sexuelles, et parmi eux, 9 sur 10 seraient des filles. Dans 8 cas sur 10, il s’agirait d’inceste, avec le père comme agresseur dans 1 cas sur 3. Mais il y a très peu de plaintes - moins de 15 000 - et plus de 73 % seraient classées sans suite.

La Ciivise propose quoi ?
Une vingtaine de choses pour renforcer la chaîne de protection dans sa globalité, et notamment un "repérage systématique" des victimes. Concrètement, toutes les personnes qui travaillent dans un milieu avec des enfants - instituteurs, médecins, avocats, assistants sociaux... - devront par ex demander : "est-ce que quelqu’un t’a fait mal ? et comment ?", ce qui pourrait permettre de révéler des violences.

Autre chose ?
Oui, la Ciivise voudrait obliger les médecins à signaler les cas à la justice sans craindre d’être sanctionnés pour non-respect du secret médical, mieux soigner les traumatismes des victimes, ou encore lancer une campagne nationale de prévention.

Et côté justice ?
Elle veut accueillir les victimes et leurs plaintes dans de meilleures conditions. Elle propose par ex de créer dans un max de gendarmeries une salle spéciale où du personnel formé pourra recueillir la parole des enfants, ou que leurs auditions soient systématiquement regardées par les juges. En cas d’inceste, elle demande que l’autorité du parent soit suspendue s’il est poursuivi.

Et pour la suite ?
La Ciivise estime que "la protection des enfants n’attend pas" et que ses recos sont "réalisables sans attendre", même si elle devrait encore travailler pendant un an sur la question.  

*Pssst. Du nom d’un docu Netflix qu’on te conseille vivement de voir si le sujet t’intéresse.