DEMAIN L'HIVER

Energie
Par
L'équipe Voxe
Le
19/9/22

Ce qu'il se passe.
En France, on devrait passer l’hiver sans coupure d’énergie.

Rembobine Sirine, fais-moi voir la lumière.
La semaine dernière, la Première ministre E. Borne a annoncé un nouveau bouclier tarifaire en 2023 : le gaz devrait augmenter de 15 % en janvier et l’électricité de 15 % en février, soit en moyenne 25 et 20 € en plus par mois par famille.

Et sans ça ?
Les prix auraient augmenté de 120 %. En tout, ça devrait coûter près de 18 milliards € à l’État, qui peut limiter ces prix notamment parce qu’il possède presque la totalité d’EDF, et qu’il contrôle une partie des prix, via les tarifs réglementés.

Atta, mais rappelle-moi le problème.
Depuis la guerre en Ukraine, l’énergie est plus rare - notamment avec la Russie qui coupe ses robinets de gaz - et donc plus chère. Les pays européens doivent donc gérer 2 choses : une flambée des prix et un risque de pénurie.

Donc ça concerne la France ?
Yep pour le gaz. Et d'autant que pour produire notre électricité en France, on s’appuie sur le nucléaire, à hauteur de 75 % en 2020. Sauf que la moitié de nos réacteurs sont à l’arrêt, notamment pour maintenance, donc notre prod est au plus bas depuis 30 ans.

Et pour cet hiver ?
D’après GRTgaz, le principal transporteur de gaz en France, nos stocks sont suffisants pour l’hiver, et selon RTE, la société qui gère le réseau de transport d'électricité, il ne devrait pas y avoir de black-out. Mais en cas de forte tension, RTE pourrait couper temporairement chez des particuliers ou des entreprises.

Et dans le futur ?
Le gouv veut nous inciter à réduire notre conso. C’est notamment pour ça qu’il laisse remonter les prix de l’énergie de 15 % à partir de 2023 alors qu’il les avait limités de 4 % en 2022 : en nous faisant un peu ressentir la hausse, il espère qu’on se limitera. Et pour baisser la conso énergétique globale de 10 % d’ici 2 ans par rapport à 2019 en France, il devrait présenter un plan début octobre.

Et en Europe ?
La Commission européenne, le gouv de l’UE, propose que les États réduisent de 5 % la conso d’électricité pendant les heures de pointe dans les prochains mois ou encore de taxer les profits des producteurs d’énergie fossile pour que les États membres distribuent cet argent aux entreprises et personnes qui souffrent de la crise énergétique.

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Ce qu'il se passe.
En France, on devrait passer l’hiver sans coupure d’énergie.

Rembobine Sirine, fais-moi voir la lumière.
La semaine dernière, la Première ministre E. Borne a annoncé un nouveau bouclier tarifaire en 2023 : le gaz devrait augmenter de 15 % en janvier et l’électricité de 15 % en février, soit en moyenne 25 et 20 € en plus par mois par famille.

Et sans ça ?
Les prix auraient augmenté de 120 %. En tout, ça devrait coûter près de 18 milliards € à l’État, qui peut limiter ces prix notamment parce qu’il possède presque la totalité d’EDF, et qu’il contrôle une partie des prix, via les tarifs réglementés.

Atta, mais rappelle-moi le problème.
Depuis la guerre en Ukraine, l’énergie est plus rare - notamment avec la Russie qui coupe ses robinets de gaz - et donc plus chère. Les pays européens doivent donc gérer 2 choses : une flambée des prix et un risque de pénurie.

Donc ça concerne la France ?
Yep pour le gaz. Et d'autant que pour produire notre électricité en France, on s’appuie sur le nucléaire, à hauteur de 75 % en 2020. Sauf que la moitié de nos réacteurs sont à l’arrêt, notamment pour maintenance, donc notre prod est au plus bas depuis 30 ans.

Et pour cet hiver ?
D’après GRTgaz, le principal transporteur de gaz en France, nos stocks sont suffisants pour l’hiver, et selon RTE, la société qui gère le réseau de transport d'électricité, il ne devrait pas y avoir de black-out. Mais en cas de forte tension, RTE pourrait couper temporairement chez des particuliers ou des entreprises.

Et dans le futur ?
Le gouv veut nous inciter à réduire notre conso. C’est notamment pour ça qu’il laisse remonter les prix de l’énergie de 15 % à partir de 2023 alors qu’il les avait limités de 4 % en 2022 : en nous faisant un peu ressentir la hausse, il espère qu’on se limitera. Et pour baisser la conso énergétique globale de 10 % d’ici 2 ans par rapport à 2019 en France, il devrait présenter un plan début octobre.

Et en Europe ?
La Commission européenne, le gouv de l’UE, propose que les États réduisent de 5 % la conso d’électricité pendant les heures de pointe dans les prochains mois ou encore de taxer les profits des producteurs d’énergie fossile pour que les États membres distribuent cet argent aux entreprises et personnes qui souffrent de la crise énergétique.