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International
Par
L'équipe Voxe
Le
27/4/22

Ce qu'il se passe.
Elon Musk rachète Twitter.

Rembobine Jacqueline, c'est fat, non ?
Oui. Après la voiture électrique avec Tesla, l’Espace avec Space X, celui dont la fortune = le PIB de la Finlande s’offre la totalité du réseau social pour 44 milliards $. Sud-Africain d’origine, Américain et Canadien de nationalité, il a 50 ans. Au plan perso, Elon Musk a divorcé 3 fois, est père de 8 enfants, et a annoncé souffrir d’autisme. Au plan public, il est connu pour ses positions libertariennes - une philosophie politique fondée sur la liberté et la défiance vis-à-vis de toute intervention de l’État dans la vie sociale.

Et il aime bien Twitter.
Et le réseau le lui rend bien : il a 83 millions d’abonnés, ce qui en fait le 10e compte le + suivi. Certains sont fans absolus de ses provocations et l’admirent. Pour d’autres, c’est un troll qui manipule les faits. En 2018, il est condamné à une amende de 20 millions $ et à quitter la direction de Tesla par l’autorité des marchés financiers US pour avoir manipulé son cours de Bourse en annonçant de fausses infos sur le réseau.

Des tweets qui pèsent.
Comme tu dis. Twitter, lui, est un colosse aux pieds d’argile : 217 millions d’utilisateurs quotidiens, soit autant que d’habitants au Brésil, mais le petit oiseau n’a jamais trouvé de modèle économique satisfaisant : Twitter fait 200 millions $ de bénéfices en 2021 quand Facebook en fait 39 milliards $.

Et c'est quoi le but du rachat ?
Selon ses mots, Elon Musk est un "absolutiste de la liberté d’expression". On n’y voit pas encore clair mais il veut assouplir les règles de modération. Ex : éviter les bannissements à vie, comme celui de Donald Trump après l’attaque du Capitole, même si ce dernier a déjà dit qu’il ne reviendrait pas. Il pourrait aussi permettre de changer ses messages après publication.

Pratique, non ?
Oui, pour les coquilles, mais ça permet aussi de réécrire l’histoire à coup de "bah non, j’ai jamais écrit ça". Assouplir la modération pourrait aussi laisser prospérer des infos haineuses. Twitter va donner à Elon Musk un pouvoir maousse, même s’il n’est pas le seul milliardaire à s’être acheté un média - coucou chez nous à Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou Patrick Drahi - ou à être à la tête d’un réseau social - hi, Zuckerberg !

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Ce qu'il se passe.
Elon Musk rachète Twitter.

Rembobine Jacqueline, c'est fat, non ?
Oui. Après la voiture électrique avec Tesla, l’Espace avec Space X, celui dont la fortune = le PIB de la Finlande s’offre la totalité du réseau social pour 44 milliards $. Sud-Africain d’origine, Américain et Canadien de nationalité, il a 50 ans. Au plan perso, Elon Musk a divorcé 3 fois, est père de 8 enfants, et a annoncé souffrir d’autisme. Au plan public, il est connu pour ses positions libertariennes - une philosophie politique fondée sur la liberté et la défiance vis-à-vis de toute intervention de l’État dans la vie sociale.

Et il aime bien Twitter.
Et le réseau le lui rend bien : il a 83 millions d’abonnés, ce qui en fait le 10e compte le + suivi. Certains sont fans absolus de ses provocations et l’admirent. Pour d’autres, c’est un troll qui manipule les faits. En 2018, il est condamné à une amende de 20 millions $ et à quitter la direction de Tesla par l’autorité des marchés financiers US pour avoir manipulé son cours de Bourse en annonçant de fausses infos sur le réseau.

Des tweets qui pèsent.
Comme tu dis. Twitter, lui, est un colosse aux pieds d’argile : 217 millions d’utilisateurs quotidiens, soit autant que d’habitants au Brésil, mais le petit oiseau n’a jamais trouvé de modèle économique satisfaisant : Twitter fait 200 millions $ de bénéfices en 2021 quand Facebook en fait 39 milliards $.

Et c'est quoi le but du rachat ?
Selon ses mots, Elon Musk est un "absolutiste de la liberté d’expression". On n’y voit pas encore clair mais il veut assouplir les règles de modération. Ex : éviter les bannissements à vie, comme celui de Donald Trump après l’attaque du Capitole, même si ce dernier a déjà dit qu’il ne reviendrait pas. Il pourrait aussi permettre de changer ses messages après publication.

Pratique, non ?
Oui, pour les coquilles, mais ça permet aussi de réécrire l’histoire à coup de "bah non, j’ai jamais écrit ça". Assouplir la modération pourrait aussi laisser prospérer des infos haineuses. Twitter va donner à Elon Musk un pouvoir maousse, même s’il n’est pas le seul milliardaire à s’être acheté un média - coucou chez nous à Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou Patrick Drahi - ou à être à la tête d’un réseau social - hi, Zuckerberg !