CHAVIRÉE

Economie
Par
L'équipe Voxe
Le
9/9/22

Ce qu'il se passe.
L’économie mondiale est bousculée.

Rembobine Albertine, tu me fais peur.
Nous aussi, mais c’est peut-être pas si flippant que ça. En tous cas, il y a plusieurs écoles et plusieurs perspectives parmi les économistes - les inquiets et les un peu moins inquiets, le court et le long terme. Mais on reprend le contexte : en 2020, la croissance mondiale a reculé de 3,1 % avec le Coco avant de remonter de + 6,1 % l’année suivante. Les difficultés reprennent en 2022 avec la guerre en Ukraine et la crise énergétique qu’elle entraîne.

On doit craindre quoi ?
Une croissance mondiale qui ralentirait en passant à 3,2 % cette année et 2,9 % en 2023. Après avoir augmenté de 6,8 % en 2021, le PIB frenchy augmenterait de 2,5 % cette année par ex, et ça ne devrait pas s’arranger. La hausse du prix des matières premières et de l’énergie due à la guerre en Ukraine pèse déjà sur les entreprises et leur prod.

Et pour les États ?
Depuis 10 ans, les États dans le monde se sont de plus en plus endettés. Or, avec des taux d’intérêt qui augmentent, ils pourraient finir par ne plus pouvoir rembourser. Pour info, la France est endettée à 112,5 % de son PIB, moins que l’Italie et le Japon mais plus que l’Allemagne et la Chine.

Et pour nous, les particuliers ?
On subit la hausse des prix : + 8,5 % aux US et + 9,1 % en Europe en un an. Pour ralentir cette envolée, les banques centrales augmentent les taux d’intérêt, car en rendant les emprunts plus cher, l’argent devient plus cher, elles espèrent donc calmer la demande et donc réduire l’inflation. La Banque centrale européenne vient d’ailleurs d'annoncer une hausse inédite.

Autre chose ?
À 3,3 % cette année, la Chine n’a pas connu une croissance aussi faible depuis plus de 40 ans hors pandémie. Ça compte car elle représentait ¼ de l’économie mondiale depuis 20 ans. Plusieurs raisons expliquent ce ralentissement : 1/ les confifis à répétition, 2/ le vieillissement de la population = moins de personnes qui travaillent = moins de croissance, 3/ un ralentissement de la productivité.

C'est quand même pas rassurant.
Selon l’économiste Olivier Blanchard et le prix Nobel Jean Tirole, même s’il y a des problèmes à gérer immédiatement, il faut regarder au-delà de cet horizon. Et ils voient le verre français plutôt à moitié plein : "la France est un pays riche où l'État est lourd et où il protège".

Malheureusement, cet article est uniquement disponible pour les abonnés du Club de Voxe.

Inscrivez-vous au club ou connectez-vous à votre compte.

Ce qu'il se passe.
L’économie mondiale est bousculée.

Rembobine Albertine, tu me fais peur.
Nous aussi, mais c’est peut-être pas si flippant que ça. En tous cas, il y a plusieurs écoles et plusieurs perspectives parmi les économistes - les inquiets et les un peu moins inquiets, le court et le long terme. Mais on reprend le contexte : en 2020, la croissance mondiale a reculé de 3,1 % avec le Coco avant de remonter de + 6,1 % l’année suivante. Les difficultés reprennent en 2022 avec la guerre en Ukraine et la crise énergétique qu’elle entraîne.

On doit craindre quoi ?
Une croissance mondiale qui ralentirait en passant à 3,2 % cette année et 2,9 % en 2023. Après avoir augmenté de 6,8 % en 2021, le PIB frenchy augmenterait de 2,5 % cette année par ex, et ça ne devrait pas s’arranger. La hausse du prix des matières premières et de l’énergie due à la guerre en Ukraine pèse déjà sur les entreprises et leur prod.

Et pour les États ?
Depuis 10 ans, les États dans le monde se sont de plus en plus endettés. Or, avec des taux d’intérêt qui augmentent, ils pourraient finir par ne plus pouvoir rembourser. Pour info, la France est endettée à 112,5 % de son PIB, moins que l’Italie et le Japon mais plus que l’Allemagne et la Chine.

Et pour nous, les particuliers ?
On subit la hausse des prix : + 8,5 % aux US et + 9,1 % en Europe en un an. Pour ralentir cette envolée, les banques centrales augmentent les taux d’intérêt, car en rendant les emprunts plus cher, l’argent devient plus cher, elles espèrent donc calmer la demande et donc réduire l’inflation. La Banque centrale européenne vient d’ailleurs d'annoncer une hausse inédite.

Autre chose ?
À 3,3 % cette année, la Chine n’a pas connu une croissance aussi faible depuis plus de 40 ans hors pandémie. Ça compte car elle représentait ¼ de l’économie mondiale depuis 20 ans. Plusieurs raisons expliquent ce ralentissement : 1/ les confifis à répétition, 2/ le vieillissement de la population = moins de personnes qui travaillent = moins de croissance, 3/ un ralentissement de la productivité.

C'est quand même pas rassurant.
Selon l’économiste Olivier Blanchard et le prix Nobel Jean Tirole, même s’il y a des problèmes à gérer immédiatement, il faut regarder au-delà de cet horizon. Et ils voient le verre français plutôt à moitié plein : "la France est un pays riche où l'État est lourd et où il protège".