C'est la fin des aides massives aux entreprises

Economie
Par
L'équipe Voxe
Le
1/9/21

🗞 EN VOUS REMERCIANT

Ce qu'il se passe.
C’est la fin de l'open bar sur les aides aux entreprises.

Rembobine Nine, tu parles du "quoi qu'il en coûte" ?
Exactement, en réf à ce discours du président Macron, en mars 2020, qui annonçait qu’on ferait tout, « quoi qu’il en coûte »,  pour sauver salariés et entreprises. Avec le retour du soleil sur l’économie française, un an et demi plus tard, le gouv change de pied : il passe de l’open bar au sur-mesure. Le 30 septembre, le fonds de solidarité, cette réserve de pépettes distribuées largement aux boîtes des secteurs touchés sera fermé et seules les entreprises du tourisme pourront demander de l’aide. Entre 90 % et 70% de leurs charges fixes pourront être prises en charge selon leur taille.

Donc l'éco va bien ?
Yep. L’activité du 2e trimestre tutoie celle de l’avant-covid. Si on regarde les dépenses de cartes bleues, l’activité éco fonctionne à 99% en cette fin d’été et en 2021 la croissance devrait faire +6%. La France est le pays d’Europe qui attire le plus d’investissements et crée le plus d’emplois. Côté chômage partiel, en juillet 610 000 y étaient encore, contre 1,4 million en juin, et 2,3 millions en mai.

Olé ! Et ça a coûté combien à la fin cette histoire ?
240 milliards d'€ - soit à peu près l’équivalent des recettes de l’État en 2020 - dont 1/3 de subventions et 2/3 de prêts. Dans le détail : 35 milliards d'€ pour le fonds de solidarité, autant pour la prise en charge du chômage partiel des 25,4 millions de salariés concernés, 10 milliards d'€ en exonérations ou réductions de cotisations sociales, et enfin, 160 milliards de prêts garantis par l’État (PGE) et distribués par les banques à environ 700 000 boîtes. Dans cette somme, il faut distinguer ce qui est donné - chômage partiel, fonds de solidarité, exonérations - de ce qui reviendra plus tard dans les pockets de l’État : les reports de charges et d’impôts pour les entreprises.

Justement, comment on a financé tout ça ?
Un État dispose de 3 moyens pour se financer : dépenser moins, prélever plus, emprunter. Clairement, avec le coco, on a emprunté plus. Ici, la photo de la dette mise à jour par l’Agence française du trésor, dont le job est d’emprunter pour l’État auprès d’autres États, de fonds d’investissement, de banques ou encore de compagnies d’assurance (= "le marché").

Et cet emprunt, ça nous a coûté cher ?
En fait, non. Comme la Banque Centrale Européenne (BCE) a joué les garants et assuré nos arrières, on a emprunté vraiment pas cher, même à des taux négatifs. En revanche, on s’est endetté un max : notre déficit public représente 9,2 % du PIB - des richesses qu’on produit - en 2020 et 9,4 % en 2021. On a jamais vu ça, même en 2008 après la crise financière. Pour rembourser, le gouv exclut pour l’instant toute hausse d’impôts mais envisage une « stratégie de désendettement » sur 5 ans, des réformes structurelles et « de moindres dépenses ».

Capiche, et c'est quoi les risques avec la fin des aides ?
Grosso modo, deux points : faillites d’entreprises et chômage. Côté faillites, les prévisions oscillent entre 30 000 et 60 000 structures qui fermeront quand elles ne recevront plus d’aides et devront commencer à rembourser les reports de charges sociales et fiscales. Si le chômage est resté limité à 8% de la population active grâce aux aides, on peut se demander s’il augmentera avec les faillites.

🗞 EN VOUS REMERCIANT

Ce qu'il se passe.
C’est la fin de l'open bar sur les aides aux entreprises.

Rembobine Nine, tu parles du "quoi qu'il en coûte" ?
Exactement, en réf à ce discours du président Macron, en mars 2020, qui annonçait qu’on ferait tout, « quoi qu’il en coûte »,  pour sauver salariés et entreprises. Avec le retour du soleil sur l’économie française, un an et demi plus tard, le gouv change de pied : il passe de l’open bar au sur-mesure. Le 30 septembre, le fonds de solidarité, cette réserve de pépettes distribuées largement aux boîtes des secteurs touchés sera fermé et seules les entreprises du tourisme pourront demander de l’aide. Entre 90 % et 70% de leurs charges fixes pourront être prises en charge selon leur taille.

Donc l'éco va bien ?
Yep. L’activité du 2e trimestre tutoie celle de l’avant-covid. Si on regarde les dépenses de cartes bleues, l’activité éco fonctionne à 99% en cette fin d’été et en 2021 la croissance devrait faire +6%. La France est le pays d’Europe qui attire le plus d’investissements et crée le plus d’emplois. Côté chômage partiel, en juillet 610 000 y étaient encore, contre 1,4 million en juin, et 2,3 millions en mai.

Olé ! Et ça a coûté combien à la fin cette histoire ?
240 milliards d'€ - soit à peu près l’équivalent des recettes de l’État en 2020 - dont 1/3 de subventions et 2/3 de prêts. Dans le détail : 35 milliards d'€ pour le fonds de solidarité, autant pour la prise en charge du chômage partiel des 25,4 millions de salariés concernés, 10 milliards d'€ en exonérations ou réductions de cotisations sociales, et enfin, 160 milliards de prêts garantis par l’État (PGE) et distribués par les banques à environ 700 000 boîtes. Dans cette somme, il faut distinguer ce qui est donné - chômage partiel, fonds de solidarité, exonérations - de ce qui reviendra plus tard dans les pockets de l’État : les reports de charges et d’impôts pour les entreprises.

Justement, comment on a financé tout ça ?
Un État dispose de 3 moyens pour se financer : dépenser moins, prélever plus, emprunter. Clairement, avec le coco, on a emprunté plus. Ici, la photo de la dette mise à jour par l’Agence française du trésor, dont le job est d’emprunter pour l’État auprès d’autres États, de fonds d’investissement, de banques ou encore de compagnies d’assurance (= "le marché").

Et cet emprunt, ça nous a coûté cher ?
En fait, non. Comme la Banque Centrale Européenne (BCE) a joué les garants et assuré nos arrières, on a emprunté vraiment pas cher, même à des taux négatifs. En revanche, on s’est endetté un max : notre déficit public représente 9,2 % du PIB - des richesses qu’on produit - en 2020 et 9,4 % en 2021. On a jamais vu ça, même en 2008 après la crise financière. Pour rembourser, le gouv exclut pour l’instant toute hausse d’impôts mais envisage une « stratégie de désendettement » sur 5 ans, des réformes structurelles et « de moindres dépenses ».

Capiche, et c'est quoi les risques avec la fin des aides ?
Grosso modo, deux points : faillites d’entreprises et chômage. Côté faillites, les prévisions oscillent entre 30 000 et 60 000 structures qui fermeront quand elles ne recevront plus d’aides et devront commencer à rembourser les reports de charges sociales et fiscales. Si le chômage est resté limité à 8% de la population active grâce aux aides, on peut se demander s’il augmentera avec les faillites.

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