CÈDR-A PAS

International
Par
L'équipe Voxe
Le
13/5/22

Ce qu'il se passe.
Les Libanais votent dimanche.

Rembobine Sherine, pour qui ?
Ils vont élire les 128 députés de la Chambre pour 4 ans, qui ensuite choisiront le futur Président. Cette élection est clé car depuis presque 3 ans, le pays vit l’une des plus graves crises économiques de l’histoire récente. Des milliers de Libanais ont fui, au point qu’aujourd’hui, ils sont 2 à 3x plus nombreux à l’étranger que chez eux (!). Sur place, on oscille entre espoir qu’un nouveau gouvernement change le quotidien et abstention.

Raconte-moi sur place.
Depuis 2019, 80 % des Libanais ont basculé dans la pauvreté, ils subissent des coupures d’électricité, d’eau, des pénuries d’essences et de médicaments chaque jour, et une bonne partie n’a plus accès à certains produits de base.

Chaud. Comment c'est arrivé ?
Déjà, dès 2018, la dette du pays a dérapé. Puis des dizaines de milliers de Libanais ont manifesté à l’automne 2019 pour demander le départ de l’élite politique au pouvoir depuis 30 ans, accusée de corruption et d’incompétence. Enfin, la pandémie et l’explosion au port de Beyrouth en août 2020 qui a fait 215 morts et dévasté la capitale, ont fait plonger le pays dans la crise. Mais le système politique confessionnel, lui, a survécu.

Rappelle-moi le concept ?
Les sièges au Parlement sont distribués proportionnellement entre les différentes communautés religieuses - chrétiens, musulmans chiites et sunnites, etc. -. Le but, quand ce système a été mis en place à l’indépendance en 1943, était de permettre aux communautés de bien vivre ensemble.

Dac. Et maintenant, qui dirige le pays ?
Il est présidé par le chrétien Michel Aoun depuis 2016, et depuis septembre 2021, le gouv est dirigé par le musulman Nagib Mikati.

Y a un espoir que ça change ?
Pour cette élection, d’un côté, les partis traditionnels se sont alliés pour gagner un max de sièges, de l’autre, des candidats indépendants se présentent. Mais les forces en place comptent sur le scrutin pour légitimer leur pouvoir, et les pronostics présagent une percée limitée des nouveaux participants. Dimanche dernier, les Libanais de l’étranger ont massivement voté, mais sur place, la population pourrait s’abstenir.

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Ce qu'il se passe.
Les Libanais votent dimanche.

Rembobine Sherine, pour qui ?
Ils vont élire les 128 députés de la Chambre pour 4 ans, qui ensuite choisiront le futur Président. Cette élection est clé car depuis presque 3 ans, le pays vit l’une des plus graves crises économiques de l’histoire récente. Des milliers de Libanais ont fui, au point qu’aujourd’hui, ils sont 2 à 3x plus nombreux à l’étranger que chez eux (!). Sur place, on oscille entre espoir qu’un nouveau gouvernement change le quotidien et abstention.

Raconte-moi sur place.
Depuis 2019, 80 % des Libanais ont basculé dans la pauvreté, ils subissent des coupures d’électricité, d’eau, des pénuries d’essences et de médicaments chaque jour, et une bonne partie n’a plus accès à certains produits de base.

Chaud. Comment c'est arrivé ?
Déjà, dès 2018, la dette du pays a dérapé. Puis des dizaines de milliers de Libanais ont manifesté à l’automne 2019 pour demander le départ de l’élite politique au pouvoir depuis 30 ans, accusée de corruption et d’incompétence. Enfin, la pandémie et l’explosion au port de Beyrouth en août 2020 qui a fait 215 morts et dévasté la capitale, ont fait plonger le pays dans la crise. Mais le système politique confessionnel, lui, a survécu.

Rappelle-moi le concept ?
Les sièges au Parlement sont distribués proportionnellement entre les différentes communautés religieuses - chrétiens, musulmans chiites et sunnites, etc. -. Le but, quand ce système a été mis en place à l’indépendance en 1943, était de permettre aux communautés de bien vivre ensemble.

Dac. Et maintenant, qui dirige le pays ?
Il est présidé par le chrétien Michel Aoun depuis 2016, et depuis septembre 2021, le gouv est dirigé par le musulman Nagib Mikati.

Y a un espoir que ça change ?
Pour cette élection, d’un côté, les partis traditionnels se sont alliés pour gagner un max de sièges, de l’autre, des candidats indépendants se présentent. Mais les forces en place comptent sur le scrutin pour légitimer leur pouvoir, et les pronostics présagent une percée limitée des nouveaux participants. Dimanche dernier, les Libanais de l’étranger ont massivement voté, mais sur place, la population pourrait s’abstenir.