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L’Europe se prépare à vivre sans gaz russe

Energie
Par
L'équipe Voxe
Le
18/7/22

Ce qu'il se passe.
L’Europe se prépare à vivre sans gaz russe.

Rembobine Joséphine, ça me dit un truc.
Depuis lundi, NordStream 1, le principal gazoduc qui approvisionne l’Europe en gaz russe, est à l’arrêt pour maintenance. Si cette opération courante devrait se terminer ce jeudi, les Européens redoutent que le régime de Vladimir Poutine ne coupe finalement ses robinets, avec en tête l'objectif de faire pression sur cette Europe qui le sanctionne lourdement pour sa guerre en Ukraine et qui a déjà décidé de se passer de son pétrole et de son charbon.

On consomme beaucoup de gaz russe ?
Yep, avant la guerre en Ukraine, il représentait env 40 % des importations de l’UE. Or, depuis le début du conflit et des sanctions, la Russie nous livre 2 fois moins de gaz qu’en 2021 à la même période.

C'est quoi le risque ?
Pour le moment, les pays européens ont encore des réserves mais doivent s’activer pour la saison 2022-2023. Parmi les solutions, certains misent sur le charbon - pourtant fort polluant - en relançant leurs centrales, comme en France et en Autriche, par ex. D’autres ont déjà commencé à s’approvisionner ailleurs, comme la Bulgarie, qui importait jusque-là quelque 90 % de son gaz de Russie. Certains limitent leur conso. L’Allemagne, où 35 % du gaz consommé est russe, a par ex interdit l’eau chaude dans les bureaux et le chauffage au-dessus de 20 degrés cet hiver.

L'UE prépare quelque chose ?
En mai, la Commission européenne, le gouv de l’UE, a proposé une série de mesures optionnelles aux États pour réduire de 2/3 ses achats de gaz russe dès 2023, et totalement d’ici 2027. Elle a aussi dealé avec les US, l’Égypte ou encore le Qatar pour leur acheter du gaz. Et fin juin, les 27 pays de l’UE ont accepté de remplir au moins 80 % de leurs réserves souterraines de gaz avant le début de l’hiver pour tenir si la Russie coupe tout.

Et la France ?
On a déjà commencé à faire nos emplettes de gaz auprès de la Norvège, du Qatar, de l’Algérie et des US. Pour diminuer notre dépendance, mais aussi pour lutter contre le réchauffement climatique, le président Macron a estimé dans son discours du 14 juillet qu’on allait devoir changer nos comportements à long terme et se "préparer à se passer" du gaz russe.

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Ce qu'il se passe.
L’Europe se prépare à vivre sans gaz russe.

Rembobine Joséphine, ça me dit un truc.
Depuis lundi, NordStream 1, le principal gazoduc qui approvisionne l’Europe en gaz russe, est à l’arrêt pour maintenance. Si cette opération courante devrait se terminer ce jeudi, les Européens redoutent que le régime de Vladimir Poutine ne coupe finalement ses robinets, avec en tête l'objectif de faire pression sur cette Europe qui le sanctionne lourdement pour sa guerre en Ukraine et qui a déjà décidé de se passer de son pétrole et de son charbon.

On consomme beaucoup de gaz russe ?
Yep, avant la guerre en Ukraine, il représentait env 40 % des importations de l’UE. Or, depuis le début du conflit et des sanctions, la Russie nous livre 2 fois moins de gaz qu’en 2021 à la même période.

C'est quoi le risque ?
Pour le moment, les pays européens ont encore des réserves mais doivent s’activer pour la saison 2022-2023. Parmi les solutions, certains misent sur le charbon - pourtant fort polluant - en relançant leurs centrales, comme en France et en Autriche, par ex. D’autres ont déjà commencé à s’approvisionner ailleurs, comme la Bulgarie, qui importait jusque-là quelque 90 % de son gaz de Russie. Certains limitent leur conso. L’Allemagne, où 35 % du gaz consommé est russe, a par ex interdit l’eau chaude dans les bureaux et le chauffage au-dessus de 20 degrés cet hiver.

L'UE prépare quelque chose ?
En mai, la Commission européenne, le gouv de l’UE, a proposé une série de mesures optionnelles aux États pour réduire de 2/3 ses achats de gaz russe dès 2023, et totalement d’ici 2027. Elle a aussi dealé avec les US, l’Égypte ou encore le Qatar pour leur acheter du gaz. Et fin juin, les 27 pays de l’UE ont accepté de remplir au moins 80 % de leurs réserves souterraines de gaz avant le début de l’hiver pour tenir si la Russie coupe tout.

Et la France ?
On a déjà commencé à faire nos emplettes de gaz auprès de la Norvège, du Qatar, de l’Algérie et des US. Pour diminuer notre dépendance, mais aussi pour lutter contre le réchauffement climatique, le président Macron a estimé dans son discours du 14 juillet qu’on allait devoir changer nos comportements à long terme et se "préparer à se passer" du gaz russe.