BIG BANG

International
Par
L'équipe Voxe
Le
31/8/22

Ce qu'il se passe.
La centrale nucléaire de Zaporijia est en danger.

Rembobine Valentyn, en Ukraine, c'est ça ?
Yep. Elle est sous contrôle russe depuis le début de la guerre. Et les deux camps se sont accusés des bombardements du mois d’août et donc de menacer sa sécurité. C’est la première fois qu’une guerre se déroule dans un pays comptant autant de centrales nucléaires : 5, en plus de Tchernobyl arrêtée en 2000 après la cata de 1986.

Chaud. Décris-moi Zaporijia ?
C’est l’une des plus puissantes centrales nucléaires d’Europe, située ici, au sud-est du pays. Avant la guerre, elle produisait 1/5 de l’électricité ukrainienne. Depuis son passage sous contrôle russe, elle fournit une partie des territoires qu’ils occupent, mais reste pilotée par ses salariés ukrainiens. Le truc, c’est qu’elle n’a pas été conçue pour fonctionner en pleine guerre.

Donc y a un risque d'accident ?
Le directeur de l’AIEA - l’agence internationale de l’énergie atomique, branche de l’ONU dont le job est de promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire - est inquiet, en tous cas. Il existe 2 risques : 1/ que les réacteurs soient bombardés et 2/ que les déchets radioactifs stockés sur le site soient touchés. Avec, pour conséquence, des fuites radioactives rendant la zone inhabitable.

Qu'est-ce qu'on fait ?
Lundi, l’AIEA a annoncé qu’un groupe de ses experts étaient en route pour inspecter la centrale et évaluer les risques. Ils devraient arriver cette semaine sur place. Ils sont 13 : pas de Britannique ou d’Américain, rejetés par le régime russe pour leur soutien trop massif à l’Ukraine à son goût, mais des Français, des Italiens, des Polonais et des Lituaniens qui, tous, soutiennent aussi l’Ukraine. Aussi, un Serbe et un Chinois dont les régimes sont proches de celui de Vladimir Poutine.

Ça serait quoi la solution ?
L’ONU voudrait démilitariser cette zone pour la protéger. Concrètement, ça veut dire missionner des experts indépendants pour faire fonctionner la centrale et que les régimes russe et ukrainien s’engagent à la préserver de tout bombardement.

Et sur place ?
Des pastilles d’iodes - qui protègent la thyroïde en cas d’émissions radioactives - sont distribuées. On avait aussi prévu des plans d’évacuation en temps de paix mais ils deviennent potentiellement obsolètes avec la guerre.

Malheureusement, cet article est uniquement disponible pour les abonnés du Club de Voxe.

Inscrivez-vous au club ou connectez-vous à votre compte.

Ce qu'il se passe.
La centrale nucléaire de Zaporijia est en danger.

Rembobine Valentyn, en Ukraine, c'est ça ?
Yep. Elle est sous contrôle russe depuis le début de la guerre. Et les deux camps se sont accusés des bombardements du mois d’août et donc de menacer sa sécurité. C’est la première fois qu’une guerre se déroule dans un pays comptant autant de centrales nucléaires : 5, en plus de Tchernobyl arrêtée en 2000 après la cata de 1986.

Chaud. Décris-moi Zaporijia ?
C’est l’une des plus puissantes centrales nucléaires d’Europe, située ici, au sud-est du pays. Avant la guerre, elle produisait 1/5 de l’électricité ukrainienne. Depuis son passage sous contrôle russe, elle fournit une partie des territoires qu’ils occupent, mais reste pilotée par ses salariés ukrainiens. Le truc, c’est qu’elle n’a pas été conçue pour fonctionner en pleine guerre.

Donc y a un risque d'accident ?
Le directeur de l’AIEA - l’agence internationale de l’énergie atomique, branche de l’ONU dont le job est de promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire - est inquiet, en tous cas. Il existe 2 risques : 1/ que les réacteurs soient bombardés et 2/ que les déchets radioactifs stockés sur le site soient touchés. Avec, pour conséquence, des fuites radioactives rendant la zone inhabitable.

Qu'est-ce qu'on fait ?
Lundi, l’AIEA a annoncé qu’un groupe de ses experts étaient en route pour inspecter la centrale et évaluer les risques. Ils devraient arriver cette semaine sur place. Ils sont 13 : pas de Britannique ou d’Américain, rejetés par le régime russe pour leur soutien trop massif à l’Ukraine à son goût, mais des Français, des Italiens, des Polonais et des Lituaniens qui, tous, soutiennent aussi l’Ukraine. Aussi, un Serbe et un Chinois dont les régimes sont proches de celui de Vladimir Poutine.

Ça serait quoi la solution ?
L’ONU voudrait démilitariser cette zone pour la protéger. Concrètement, ça veut dire missionner des experts indépendants pour faire fonctionner la centrale et que les régimes russe et ukrainien s’engagent à la préserver de tout bombardement.

Et sur place ?
Des pastilles d’iodes - qui protègent la thyroïde en cas d’émissions radioactives - sont distribuées. On avait aussi prévu des plans d’évacuation en temps de paix mais ils deviennent potentiellement obsolètes avec la guerre.