APOCALYPSE NOW*

International
Par
L'équipe Voxe
Le
13/9/22

Ce qu'il se passe.
Le Pakistan subit le réchauffement climatique.

Rembobine Maheen, tu parles des pluies ?
Oui, des trombes d’eau inondent le pays depuis juin. Elles ont tué plus de 1 000 personnes, détruit 1,2 million de maisons, touché 1/3 du pays et 33 des 220 millions de Pakistanais. Le tout en pleine crise politique et économique.

Mais d'où viennent ces pluies ?
Du réchauffement climatique. Le Pakistan est habitué à la mousson, ces pluies qui tombent de mai à novembre, mais pas à des précipitations si violentes. Selon le groupe d’experts internationaux sur le climat, le GIEC, les événements climatiques extrêmes comme la sécheresse, les canicules, les vagues de froid et les pluies diluviennes se multiplient avec le réchauffement. Et bien que n’émettant qu’1 % des gaz à effet de serre mondiaux, le Pakistan est le 8e pays au monde le plus menacé par ces extrêmes climatiques.

Qui fait quoi ?
Fin août, le gouv pakistanais a demandé aux pays étrangers 160 millions $ de dons pour reconstruire. Les US ont donné 30 millions $. La Turquie et les Émirats arabes unis ont aidé aussi. La France a envoyé du matériel.

Et maintenant ?
2022 s’annonce compliquée à gérer entre les inondations, l’instabilité politique et la galère économique. En avril, le Premier ministre Imran Khan - son credo : lutte contre la corruption, conservatisme religieux et réformes sociales - est renversé par un vote de défiance. Depuis, le gouv de coalition qui l’a remplacé rame à trouver une unité et l’ex-Premier ministre chauffe ses partisans via des manifs pour provoquer des élections anticipées et revenir aux manettes.

Et économiquement ?
Le Pakistan subit + 24 % d’inflation en un an, un record depuis 14 ans, alimenté par la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie.

Y a une lueur d'espoir ?
Une badass politique, bien connue des Pakistanais, émerge à l’étranger. C’est la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman. Membre du Parti du peuple pakistanais (centre gauche) elle s’est fait connaître en 2010 en militant contre la peine de mort. Depuis les pluies, elle demande des comptes aux gros pollueurs et notamment aux nations les plus riches et compte bien imposer le sujet à la prochaine COP, le sommet de l’ONU sur le climat, en novembre en Égypte.

Psst. *On reprend l’expression d’un journaliste pakistanais. Si tu veux aider le peuple pakistanais, il y a notamment Action contre la faim ou le Secours populaire.

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Ce qu'il se passe.
Le Pakistan subit le réchauffement climatique.

Rembobine Maheen, tu parles des pluies ?
Oui, des trombes d’eau inondent le pays depuis juin. Elles ont tué plus de 1 000 personnes, détruit 1,2 million de maisons, touché 1/3 du pays et 33 des 220 millions de Pakistanais. Le tout en pleine crise politique et économique.

Mais d'où viennent ces pluies ?
Du réchauffement climatique. Le Pakistan est habitué à la mousson, ces pluies qui tombent de mai à novembre, mais pas à des précipitations si violentes. Selon le groupe d’experts internationaux sur le climat, le GIEC, les événements climatiques extrêmes comme la sécheresse, les canicules, les vagues de froid et les pluies diluviennes se multiplient avec le réchauffement. Et bien que n’émettant qu’1 % des gaz à effet de serre mondiaux, le Pakistan est le 8e pays au monde le plus menacé par ces extrêmes climatiques.

Qui fait quoi ?
Fin août, le gouv pakistanais a demandé aux pays étrangers 160 millions $ de dons pour reconstruire. Les US ont donné 30 millions $. La Turquie et les Émirats arabes unis ont aidé aussi. La France a envoyé du matériel.

Et maintenant ?
2022 s’annonce compliquée à gérer entre les inondations, l’instabilité politique et la galère économique. En avril, le Premier ministre Imran Khan - son credo : lutte contre la corruption, conservatisme religieux et réformes sociales - est renversé par un vote de défiance. Depuis, le gouv de coalition qui l’a remplacé rame à trouver une unité et l’ex-Premier ministre chauffe ses partisans via des manifs pour provoquer des élections anticipées et revenir aux manettes.

Et économiquement ?
Le Pakistan subit + 24 % d’inflation en un an, un record depuis 14 ans, alimenté par la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie.

Y a une lueur d'espoir ?
Une badass politique, bien connue des Pakistanais, émerge à l’étranger. C’est la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman. Membre du Parti du peuple pakistanais (centre gauche) elle s’est fait connaître en 2010 en militant contre la peine de mort. Depuis les pluies, elle demande des comptes aux gros pollueurs et notamment aux nations les plus riches et compte bien imposer le sujet à la prochaine COP, le sommet de l’ONU sur le climat, en novembre en Égypte.

Psst. *On reprend l’expression d’un journaliste pakistanais. Si tu veux aider le peuple pakistanais, il y a notamment Action contre la faim ou le Secours populaire.