2021, l'été des mégafeux

Environnement
Par
L'équipe Voxe
Le
25/8/21

🗞 FIRE-LAND

Ce qu'il se passe.
Les incendies deviennent incontrôlables.

Rembobine Céline, tu parles de cet été ?
Oui, l’été 2021, c’est celui des méga-feux. En France, un incendie hors-normes a ravagé le massif des Maures près de Saint-Tropez la semaine dernière, et on commence à peine à le maîtriser. En Californie, Dixie Fire a rasé une ville, et brûlé 250 000 hectares depuis juillet et n’est toujours pas éteint. Aux US, 39 000 feux ont déjà fait flamber 1,5 million d’hectares cet été. Dans la région russe de Sibérie, l’équivalent de la surface de la Grèce a disparu. Et justement, la Grèce, l’Algérie, la Turquie n’ont pas été épargnées non plus. Same same en Bolivie. Bref, méga-feux = méga flippants.

C'est sûr. Pourquoi tu dis "méga-feux" ?
C’est comme ça qu’on appelle ces incendies incontrôlables dont l’intensité et la vitesse de propagation détruisent entre 1000 et 10 000 hectares, même s’il n’y a pas de définition scientifique, c’est mas o menos le consensus. Ils sévissent sur tous les continents, représentent 3% des incendies mais ont détruit 90% des surfaces brûlées de la Terre et la très grande majorité - 96% - se sont produits pendant des périodes de chaleur ou de sécheresse.

Justement, comment ils démarrent ?
À cause des humains principalement, que leur origine soit accidentelle ou intentionnelle. Puis, ensuite, ils se développent à cause de la chaleur, des sécheresses, du vent, de l’exploitation forestière industrielle et de l’état des forêts. Par exemple, les plantations de pins et d’eucalyptus, très inflammables, facilitent leur propagation. De même, l’uniformité des forêts et la disparition de certains arbres qui retardent les flammes, comme le cyprès, amplifient les incendies.

Et ça va continuer ?
Sûrement oui, ce mois de juillet a été le plus chaud dans le monde, depuis qu’on mesure les températures (au milieu du 19e). Et, justement, ce réchauffement climatique provoque notamment des sécheresses et canicules de plus en plus fréquentes, qui favorisent les méga-feux. En Europe du Sud, la surface susceptible de brûler pourrait être multipliée par 3 ou 5 à la fin du siècle et la tendance s’accélère en Californie où 5 des 10 feux de forêts les plus dévastateurs du siècle dernier, ont éclaté l’année dernière. Mais, lumière au bout du tunnel, en Europe par exemple, la tendance baisse depuis les 70’s - 80’s.

Ah, donc on peut être rassuré ?
Disons qu’il y a des solutions, notamment réapprendre à protéger la forêt, détecter tôt les départs de feu et intervenir rapidement. Un bon exemple, c’est la Finlande, qui a divisé par 10 les surfaces détruites par les flammes depuis les 50’s en entretenant ses forêts.

Concrètement ça veut dire quoi ?
Selon la philosophe Joëlle Zack (aut. de Quand la Fôret brûle) , il faut coopérer avec la forêt en prenant soin de débroussailler, d’organiser des feux en automne ou l’hiver pour éliminer les bois morts hautement inflammables - oui, c’est contre-intuitif - et en limitant la gestion industrielle de la forêt qui, en l’uniformisant, la rend vulnérable. Post-incendie, ont peut aussi restaurer les écosystèmes en replantant.

Psst. Pour un shot d’optimisme et de belles histoires, tu peux lire celle de ce village sarde qui trime pour ressusciter un olivier millénaire blessé par les feux (in English ma biche).

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Ce qu'il se passe.
Les incendies deviennent incontrôlables.

Rembobine Céline, tu parles de cet été ?
Oui, l’été 2021, c’est celui des méga-feux. En France, un incendie hors-normes a ravagé le massif des Maures près de Saint-Tropez la semaine dernière, et on commence à peine à le maîtriser. En Californie, Dixie Fire a rasé une ville, et brûlé 250 000 hectares depuis juillet et n’est toujours pas éteint. Aux US, 39 000 feux ont déjà fait flamber 1,5 million d’hectares cet été. Dans la région russe de Sibérie, l’équivalent de la surface de la Grèce a disparu. Et justement, la Grèce, l’Algérie, la Turquie n’ont pas été épargnées non plus. Same same en Bolivie. Bref, méga-feux = méga flippants.

C'est sûr. Pourquoi tu dis "méga-feux" ?
C’est comme ça qu’on appelle ces incendies incontrôlables dont l’intensité et la vitesse de propagation détruisent entre 1000 et 10 000 hectares, même s’il n’y a pas de définition scientifique, c’est mas o menos le consensus. Ils sévissent sur tous les continents, représentent 3% des incendies mais ont détruit 90% des surfaces brûlées de la Terre et la très grande majorité - 96% - se sont produits pendant des périodes de chaleur ou de sécheresse.

Justement, comment ils démarrent ?
À cause des humains principalement, que leur origine soit accidentelle ou intentionnelle. Puis, ensuite, ils se développent à cause de la chaleur, des sécheresses, du vent, de l’exploitation forestière industrielle et de l’état des forêts. Par exemple, les plantations de pins et d’eucalyptus, très inflammables, facilitent leur propagation. De même, l’uniformité des forêts et la disparition de certains arbres qui retardent les flammes, comme le cyprès, amplifient les incendies.

Et ça va continuer ?
Sûrement oui, ce mois de juillet a été le plus chaud dans le monde, depuis qu’on mesure les températures (au milieu du 19e). Et, justement, ce réchauffement climatique provoque notamment des sécheresses et canicules de plus en plus fréquentes, qui favorisent les méga-feux. En Europe du Sud, la surface susceptible de brûler pourrait être multipliée par 3 ou 5 à la fin du siècle et la tendance s’accélère en Californie où 5 des 10 feux de forêts les plus dévastateurs du siècle dernier, ont éclaté l’année dernière. Mais, lumière au bout du tunnel, en Europe par exemple, la tendance baisse depuis les 70’s - 80’s.

Ah, donc on peut être rassuré ?
Disons qu’il y a des solutions, notamment réapprendre à protéger la forêt, détecter tôt les départs de feu et intervenir rapidement. Un bon exemple, c’est la Finlande, qui a divisé par 10 les surfaces détruites par les flammes depuis les 50’s en entretenant ses forêts.

Concrètement ça veut dire quoi ?
Selon la philosophe Joëlle Zack (aut. de Quand la Fôret brûle) , il faut coopérer avec la forêt en prenant soin de débroussailler, d’organiser des feux en automne ou l’hiver pour éliminer les bois morts hautement inflammables - oui, c’est contre-intuitif - et en limitant la gestion industrielle de la forêt qui, en l’uniformisant, la rend vulnérable. Post-incendie, ont peut aussi restaurer les écosystèmes en replantant.

Psst. Pour un shot d’optimisme et de belles histoires, tu peux lire celle de ce village sarde qui trime pour ressusciter un olivier millénaire blessé par les feux (in English ma biche).

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